Les Erdluitle.

Les Erdluitle.
Les erdluitle, vivant essentiellement en Allemagne mais aussi dans le nord de l'Italie, sont des nains montagnards de souche très encienne. Leur nom signifie "le peuple de la terre". Leur taille ne dépasse pas celle d'un enfant de sept ans. Leur peau est de couleur de terre, leurs cheveux, noirs et crépus. Ils sont affublés d'oreiles d'animaux et de pied palmés, dont ils ont honte et qu'ils tentent vainement de dissimuler sous leur capuchons rouges et noir, et sous leurs longues blouses vertes, bleues et grises. Leur nourriture consiste essentiellement en racines, baies et pois, mais ils raffolent également du cochon grillé.
Leur pouvoir de tempestaires leur permet de causer orages, tempêtes et avalanches. Mais ils aident à la germination des plantes en effectuant des danses magiques et avertissent les paysans du moment du moment où ils doivent semer ou planter. Ils peuvent aussi métamorphoser de simple feuilles en or ou en diamant.
Les erdluitle prennent soin des troupeaux et des animaux, et plus particulièrement des chamois. Leur fromage au lait de chamois est justement réputé, mais ils en gardent la recette secrette. Leurs femmes, les erdbibberli ou les erdweibchen, excellent dans les ouvrages de tissage, et trouvent souvent a s'employer dans les fermes.
Enjoués, bruyants et tapageurs, adorant faire bombance, les erdluitle aiment à célébrer leurs noces dans les greniers et les soupentes retirées. En échange du bon accueil qu'ils reçoivent chez les hommes, ils offrent volontiers des cadeaux et des jouets ; le plus souvent, quelques morceaux de charbonnoir qui, le matin suivant, se métamorphosent en joyaux précieux.


Stille volk et quiet folk.

Les stille volk et quiet folk, le "peuple tranquille", sont des cousins proches des erdluitles, mais infiniment plus paisibles. Contrefaits, tordus, boiteux, ils ont la peau noire et les cheveux gris, ainsi que des barbes et des sourcils anormalement épais. Tout comme leurs cousins, ils ont des pieds palmés, qu'ils cachent sous leurs robes grises en étoffe grossière, et portent des coiffes rouges ou grises leur conférant tout à la foi une force extraordinaire et le pouvoir d'invisibilité.
Agés de plusieurs milliers d'années, les stille volk connaissent tous les secrets de la terre, des minerais et des pierres précieuses, avec lesquelles ils se soignent exclusivement, ce qui fait qu'ils ne sont jamais malades. Immensément riches, ils sont d'habiles forgerons, mais savent aussi filer, tisser, cuire le pain et brasser la bière.
Comme la plupart des nains, les stille volk redoutent plus que tout le son des cloches et la lumière du soleil, c'est pourquoi ils vivent dans les grottes obscures, sous les collines, dans des terriers, mais également sous les fermes et les granges.
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# Posté le samedi 19 janvier 2008 04:29

Les Gnomes.

Les Gnomes.
Les gnomes forment une variété de nains souterrains douées d'une grande sagesse. Selon les étymologuies le plus souvent avancées, "gnomes" vient en effet du bas-latin gnomus et du grec gnosis, "connaissance". L'Oxford English Dictionary suggère quant à lui une élision de genomus, "qui vit dans la terre". Huyen et Poortvliet rapportent qu'en l'an 1200 un Suédois du nom de Frederik Ugarph découvrit, au fond d'une cabane de pêcheurs, une statuette en bois polychrome de quinze centimètres de haut sur le socle de laquelle on pouvait lire l'inscription : "GNOME, grandeur nature". Cette statuette appartient à la collection particulière de la famille Oliv, à Uppsala. Les même auteurs citent le témoignage d'un sergent retraité des légions romaines, Pblius Octavus, retiré dans la région de Leyde, aux Pays-Bas, qui en 470 notait dans son journal : "Aujourd'hui, j'ai vu de mes yeux un homme en miniature. Il portait un bonnet rouge et une chemise bleue. Il avait une barbe blanche et un pantalon vert. Il m'a dit qu'il habitait notre région depuis une vaingtaine d'années seulement. Il parlait notre langue, mêlée de mots étrangers... Depuis, je lui ai parlé plusieurs fois. Il m'a dit qu'il descendait de la race des kuwald, mot qui m'est inconnu, et m'a affirmé qu'elle était peu nombreuse ici-bas. Sa boisson favorite est le lait. A plusieurs reprises, je l'ai vu guérir en deux jours le bétail malade.
Ismaël Mérindol, dans son Traité de Faërie publié en 1466, fait allusion à un vieux gnome rencontré a Prague à la fin de sa vie terrestre, qui lui livra une somme de connaissances telle que notre auteur ne put en divulguer qu'un infime dans son fameux ouvrage -c'est à cette source, demeurée pratiquement inédite à ce jour, puisque le seul exemplaire conservé se trouve dans les fonds secret de la Bibliothèque nationale de Prague, que s'abreuvèrent de nombreux mages, savants et artistes, notamment Léonard de Vinci, qui cite dans ses notes Ismaël Mérindol comme l'un de ses maïtres. En 1580, dans son traité intitulé De Hominibus Parvissimis, "Des hommes les plus petits", Wilhelm J. Wunderlich raconte qu'à son époque il existait encore des gnomes, vivant depuis mille ans en sein d'une société égalitaire, ne connaissant ni riches ni pauvres, gouvernée toutefois par un roi élu par la communauté des gnomes.



La terre, élément vital des gnomes.

Pour la cabaliste, les gnomes sont des esprits élémentaires composés des plus subtiles parties de la terre, dont ils habitent les entrailles. Paracelse, dans son célèbre traité consacré aux Elémentaux, explique à ce sujet : "Ils en est ainsi des gnomes des montagnes ; la terre leur sert d'air et est leur élément vital : car toute chose vit dans son élément vital ; cela signifie que toute chose y habite, y marche et s'y tient debout. Ainsi la terre n'est-elle rien d'autre que l'élément vital des nains des montagnes : puisque, comme un esprit, ils traversent des murs intacts, des rochers et des pierres, (...) cela revient à dire que la montagne, la terre et les rochers les gênent aussi peu dans leur marche que l'air nous gêne dans la nôtre. Marcher entouré d'air sans qu'il puisse nous faire obstacle est pour nous chose aussi insignifiante que le sont pour eux les rochers et les falaises."
Collin de Plancy rapporte que la terre "est presque jusqu'au centre remplie de gnomes, gens de petites stature, gardiens des trésors, des mines et des pierreries. Ils aiment les hommes, sont ingénieux et faciles à gouverner. Ils fournissent aux cabalistes tout l'argent qui leur est nécessaire et ne demandent guère, pour prix de leurs services, que la gloire d'être commandés. Les gnomides, leurs femmes, sont petites mais agréable, et vêtues d'une manière fort curieuse. Les gnomes vivent et meurent à peu près comme les hommes ; ils ont des villes et se rassemblent en sociétés. Les cabalistes prétendent que ces bruits qu'on entendait, au rapport d'Aristode, dans certaines îles, où pourtant on ne voyait personne, n'étaient autre chose que les réjouissances et les fêtes de noces de quelque gnome. Ils ont une âme mortelle ; mais ilspeuvent se procurer l'immortalité en contractant des alliances avec les hommes."
Karl Grün écrit de son côté : "Dans la cabalistique juive, le gnome connaît les secrets de la terre ; il anime les plantes et les animaux ; dès qu'il les quitte, l'être meurt. (...) A l'origine, le gnome n'a qu'un pied. Sa femme , la gnomide, encore plus petite que lui, admirablement belle, superbement vêtut, marche en silence : on n'entend que le bruit des ses pantoufles, dont l'une est en émeraude et l'autre, en rubis. Non seulement les gnomes sont de petite taille, mais ils peuvent encore être de proportions infimes, car ils passent à travers les fissures du sol, dans les grottes cristallines, où pendent des stalactites vertes. Ils sommeillent légèrement sous des voûtes d'or et d'argent. La gnomide est plutôt préposée à la garde des pierres fines."



Les gardiens des trésors.

Les gnomes sont également les gardiens des trésors enfouis dans la terre, comme le rappelle Paracelse : Dieu institue des gardiens de la nature pour surveiller toute chose, et ne laisse rien sans surveillance. C'est ainsi que les gnomes, les pygmées, les mânes gardent les trésors de la terre, c'est-à-dire les métaux et autres choses semblables. Car là où ils sont se trouvent des trésors concidérables, en énormes quantités, que ces êtres gardent, tiennent cachés et dérobés à nos regards, afin qu'on ne les découvre point avant que le temps n'en soit venu. Lorsqu'on les trouve, on dit : "Jadis vivaient ici les nains de la montagne, les gnomes, mais ce temps est maintenant révolu" ; ce qui revient à dire que le temps est venu de révéler ces richesses. Car les trésors de la terre sont répartis de telle façon que, depuis la genèse du monde, l'on trouve peu à peu les métaux, l'argent, l'or, le fer, etc., et que ces êtres les gardent et les surveillent afin qu'ils ne soient pas découverts en une fois, mais les uns après les autres, peu à peu, tantôt dans un pays, tantôt dans un autre : ainsi les mines se déplacent-elles avec le temps, et de pays en pays, en se répartissant chronologiquement du premier jour jusqu'au dernier." On dit aussi que les gnomes sont préposés à la germination des plantes et à la bonne santé des racines des arbres. Selon certains textes du Talmud et de la Cabale hébraïque, un gnome aurait aidé à édifier le temple de Salomon.



Les gnomes et les démons de l'enfer.

Pour l'abbé Montfaucon de Villars, le voisinage souterrain des gnomes avec les démons de l'enfer les pousse parfois à renier leur antique alliance avec les hommes et à refuser l'immortalité de l'âme humaine, devenant ainsi complices du diable : "Ces gnomes, effrayés des hurlements des diables qu'ils entendent dans le centre de la terre, aiment mieux demeurer mortels que courir le risque d'être ainsi tourmentés s'ils acquéraient l'immortalité. De là vient que ces gnomes et les démons leurs voisins ont assez de commerce. Ceux-ci persuadent les gnomes, naturellement très amis de l'homme, que c'est lui rendre un fort grand service, et le délivrer d'un grand péril, que de l'obliger à renoncer à son immortalité. Ils s'engagent pour cela, à fournir à celui à qui ils peuvent persuader cette renonciation tout l'argent qu'il demande ; de détourner les danger qui pourraient menacer sa vie durant un certain temps, ou telle autre condition qu'il plaît à celui qui fait ce malheureux pacte : ainsi le diable, le méchant qu'il est, par l'entremise de ce gnome, fait devenir mortelle l'âme de cet homme, et la prive du droit de la vie éternelle."
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 09:37

Les Gobelins.

Les Gobelins.
Les gobelins -à ne pas confondre avec les hobgobelins, les lutins du foyer anglais, favorable aux humains- sont des nains hideux d'aspect grotesque, presque toujours malveillants et méchants.
La plupart des gobelins sont mineurs. Les "gobelins qui travaillent dans les mines" sont attestés dans l'ouvrage de Georgius Agricola, De animantis subterranibus (Bâle, 1651), et se trouvent représentés sur la page de titre de Golden Remains of the Evermemorable Mr John Hales (1653). On les voit toujours à l'oeuvre, avec leur pics et leurs pioches, et on perçoit le bruit de leurs marteaux, mais il ne reste jamais aucune trace de leur travail.
Les bogies et bogles d'Ecosse et d'Angleterre sont des gobelins redoutés, assimilés la plupart du temps au diable lui-même, dont ils sont une émanation. Mais leur esprit obtus et simple les rend faciles à duper.
Au pays de Galles, il existe une caste de gobelins nommés fanfrelons. Ils sont tous cousins des knockers de Cornouailles. On raconte qu'un jour, au milieu d'un champ de la paroisse de Bodfari, dans le Denbigshire, une quinzaine de fanfrelons entamèrent une danse sauvage et endiablée : "Les fanfrelons étaient vêtus de rouge comme les soldats anglais, ils avaient noué sur leur front des foulards rouges avec des taches jaunes. Et le plus étrange était qu'ils avaient presque la même taille que les humains, mais qu'ils ressemblaient pourtant à des nains et qu'on ne pouvait les appeler autrement que des nains."
Les gobelins tiennent également un marché, réservé exclusivement au Petit Peuple de Féerie. Les humains qui s'y risquent, voire qui se contentent d'en épier les activités, deviennent la proie de ces terribles lutins, qui les pincent, leur tirent les cheveux et les forcent à cosommer des fruits de la mort.

Il ne faut pas regarder les gobelins
Il ne faut pas acheter leurs fruits,
Qui sait de quel sol ils sont nourri
La faim est la soif de leurs racines?
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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 09:21

Les knockers.

Les knockers.
Les knokcers, à savoir les "frappeurs", sont des nains mineurs que l'on trouve courament dans les mines d'Ecosse, où on les surnommes "les nains noirs", mais aussi en Cornouailles, où ils hantent les mines d'étain, au pays de Galles, où ils se trouvent dans les mines de charbon, en Bohême, où ils fréquentent les mines d'argent, de Cournailles au 11ième et 12ième siècles.
Les knockers mesurent de 45 à 90 centimètres de haut, et portent les même vêtements que les mineurs de la régions qu'ils habitent. Ils ceignent leurs reins d'un large tablier de cuir et portent sur la tête un casque clouté, renforcé sur le nez et la nuque, et orné sur le dessus d'une bougie allumé. Il est d'usage de leur abandonner une à deux fois par an les vêtements usagés des enfants lorsque ceux-ci ont trop grandi -car jadis les enfants aussi travaillent dans la mine. Ces vêtement doivent impérativement être usés, car, à l'exemple de la plupart des nains, les knockers ont horreur des habits neufs. De même, ils punissent les impolis qui sifflent sans raison ou crachent par terre en leur tirant les cheveux ou en leur dévissant la tête, à moins qu'ils ne les égarent au fond de la mine. Pour se concilier leurs faveurs, il est recommandé de leur faire de menues offrandes de nourriture, de préférence sucrée. Les knockers raffolent de beignets, de gaufres, et se pourlèchent de muffins, crumpets et doughunts.
Comme leur nom l'indique, les knockers utilisent leurs marteaux et leurs pioches pour frapper les parois des galeries riches en minerais afin d'y attirer les mineurs. Ces nains de la mine savent exactement où se situent les meilleurs filons de plomb, d'étain, d'argent, d'argent ou d'or. Ils avertissent aussi les "gueules noires" des dangers imminents qui les guettent, coups de grisou ou chutes de pierres. Ils donnent alors des coups de marteaux désordonnés.
Les coblynaus gallois, vêtus comme des mineurs, sont d'un aspect grotesque. Ils oont toujours l'air très occupés mais en réalité ils ne font rien. Ils sont d'humeur joyeuse, et favorables aux hommes. Mais ils jettent des pierres à ceux qui osent se poquer d'eux.
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# Posté le jeudi 04 septembre 2008 15:32

Les kobolds.

Il s'agit d'une variété de gnomes mineurs allemands dotés d'un tempérament malicieux. Leur apparence et leurs m½urs les rapprochent des knokcers, mais ils sont plus méchants.
Walter Scott en dit ceci : "Les kobolds étaient une espèce de gnomes qui fréquentaient les endroits sombres et solitaires, et qu'on voyait souvent dans les mines, où ils semblaient imiter les occupations des mineurs, s'amusant quelquefois à les contrecarrer dans leur opérations et à rendre leurs travaux inutiles. Tantôt ils étaient malveillants, surtout s'ils étaient méprisés et insultés ; tantôt ils se montraient bienfesants à l'égard des individus qu'ils prenaient sous leur protection. Quand un mineur trouvait par hasard une riche veine de minéral, on en concluait en général, non qu'il eût plus d'habileté, d'industrie, ou même de bonheur que ses autres compagnons, mais que les esprits de la mine l'avaient dirigé vers ce trésor."
Les kobolds.
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# Posté le jeudi 04 septembre 2008 15:41