Les vouivres.

Les vouivres ont une double apparence ; tantôt elles se montrent sous la forme d'une splendide naïade, reconnaissable à l'escarboucle qu'elle porte au front, et tantôt sous la forme d'un dragon ou d'un serpent ailé.
Lorqu'elle se baigne, la vouivre cache dans l'herbe ou dans le creux d'un rocher sa précieuse escarboucle avant de plonger dans l'onde. Le mortel qui parvient à dérober l'incomparable bijou sans se faire surprendre par la vouivre devient riche et puissant.
Mélusine, la fée du Poitou qui chaque samedi voyait le bas de son corps transformé en queue de serpente, et qui se méthamorphosa en serpent ailé le jour où elle fut surprise en cet état par son époux qui était venu l'épier dans son bain, doit sans doute être autant considérée comme une vouivre que comme une fée ou une Dame blanche.
Les vouivres.
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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 06:27

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Les peuples de la terre.




Nains, gnomes et autres korrigans, vivent dans les profondeurs souterraines, les grottes obscures, les amas de pierre et les ruines. Gardez-vous de les juger sur leur petite taille. Rudes travailleurs, habiles forgerons, expert en magie, ces êtres sont redoutables, souvent terriblement puissants et veillent sur les secrets enfouis aussi bien que sur des trésors cachés. Laids, difformes, monstrueux,menteurs, sournois et voleurs, les peuples de la terre sont généralement malveillants envers les humains, et il n'est jamais bon de leur manquer de respect. Mais leur protégés, même s'ils sont rares, n'auront pas à se plaindre de leurs bienfaits, ni de leur or...
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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 06:41

Les arragoussets.

Les arragoussets.
Nains troglodytes des îles anglo-normandes, notamment Guernesey, originaire d'une caverne de la côte ouest appelée le Creux des Fées, ils envahirent et dévastèrent l'île avant de s'y établir. Paul Sébillot rapporte : "Un homme nommé Jean Letocq s'étant levé plus matin qu'à l'accoutumée, pour se rendre à sa bergerie, vit des troupes innombrables de petites gens, armés de toutes pièces, qui sortaient du Creux des Fées : ils se répandirent bientôt, malgré la résistance qu'on leur fit, par toute l'île, tuant tout les hommes, et prenant possession de leurs femmes et de leurs demeures. Deux personnes du sexe masculin échappèrent à ce carnage, un homme et un jeune garçon de la paroisse se Saint-André, qui réussirent à se cacher dans un four. Pendant bien des années, les envahisseurs, qui appartenaient évidemment à la race des fées, vécurent tranquillement avec les femmes qu'ils s'étaient appropriées, se conduisant en bons pères de famille et engendrant fils et filles. C'est à ce mélange de races que l'on attribue la petite taille et l'intelligence supérieure de quelques familles."
Dans Les Travailleurs de la mer, Victor Hugo les appelle les sarregouset : "La nuit, quand il tonne, si l'on voit des hommes voler dans le rouge des nuées et dans le tremblement de l'air, ce sont les sarregousets. Une femme, qui demeure au Grand-Mielles, les connaît. Un soir qu'il y avait des sarregousets dans un carrefour, cette femme cria à un charretier qui ne savait quelle route prendre : "Demandez-leur votre chemin, c'est des gens bienfesants, c'est des gens civils à deviser au monde." Il y a gros à parier que cette femme est une sorcière."
Pour une raison demeurée inconnue, les arragoussets quittèrent un jour leurs femmes, leurs enfants et leurs maisons pour se réfugier dans l'invisibilité. Mais ils reviennent parfois, la nuit, visiter leurs anciennes demeures pour rendre de menus services ménagers.
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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 12:11

Les Bergleute.

Les Bergleute.
Peuple de nains mineurs vivant en Allemagne, les bergleute, "le peuple de la montagne", et les bergmännchen, "les petits hommes de la montagne", sont gais, travailleurs, pacifiques et généreux. Ils prennent notamment soin des animaux blessées et des enfants perdus dans la forêt. Comme les nains de Blanche-Neige, ils vivent en communauté dans de jolies chaumières forestières, situées près de la mine où ils travaillent. Bien que leur âge soit indéfinissable, on ne signale leur présence qu'autour du 16ième siècle, dans les mines de diamants.
Les bergleute sont liés à un tel point aux minerais qu'ils extraient de la terre qu'ils sont capables d'en ressentir les entiments. Pour eux, le cuivre, le quartz ou le schiste sont plus que des minerais ; ils éprouvent de véritables émotions, que les nains sont capables de comprendre. C'est ainsi que l'un d'entre eux, nommé Nickel était si attaché à ce métal qu'il ne baptisa de son nom.
Bien qu'ils soient plutôt de tempéramment jovial et serviable, les bergleute jouent parfois de mauvais tours aux mineurs. L'écrivain Frédéric Piton rencontra ainsi, au milieu du 19 ième siècle, un vieux mineur d'Alsace qui lui confia que les bergleute lui faisaient des farces, lui jetant des poignées de terre au visage, soufflant sa lampe ou lui cachant ses outils. Mais fort heureusement ce genre d'abus semble tout à fait exceptionnel.
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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 12:26

Les Duergars.

Les Duergars.
Les duergars sont des nains mineurs et forgerons vivant dans les pays nordiques et dans le nord de l'Angleterre. Pour Walter Scott, "c'était une race de très petite stature, qui possédait probablement quelque talent pour exploiter les mines, et fondre les minéraux dont le pays est rempli. Peut-être pouvaient-ils aussi, d'après la connaissance qu'ils avaient acquise de la marche des nuages ou des phénomènes météorologique, prévoir les changements de temps, et avoir ainsi un autre titre à être regardés comme doués d'une science surnaturelle."
Leur taille ne dépasse pas le genou d'un homme normal, mais ils sont trapus et costauds. Ils portent un manteau en peau de mouton, leurs pantalons et leurs chaussures sont en moleskine, et ils se coiffent d'un chapeau de mousse verte orné d'une plume de faisan. Ces duergars ont un caractère noir et malveillant. Lorsque d'aventure ils croisent un homme égaré durant la nuit, ils le dévisagent avec une hostilité manifeste et s'arrangent pour lui jouer quelque movais tour. Pourtant, au 18ième siècle, le pasteur luthérien Einard Gudmund les considérait comme des "créatures de Dieu ayant un corp et une âme capable de raison, sujet à la mort, recherchant fréquemment un commerce amoureux avec les humains et soucieux d'acquérir les bénéfices du baptême". Mais la plupart des témoignages semblent contredire cette vision optimiste. Ainsi, un voyageur perdu dans les collines du Northumberland s'était allumé un feu pour la nuit lorsqu'un redoutable duergar au regard furibond vint s'asseoir sur une pierre à côté de lui, prit une énorme bûche et la cassa sur ses genoux comme un vulgaire fétu de paille. Puis il en jeta les morceau de l'autre côté avec un air de défi. Le voyageur n'osa pas se lever pour récupérer les bûches et alimenter sa flambée. Bien lui en prit car, le jour venu et le duergar parti, l'homme s'avisa que la bûche avait été jetée au bord d'un précipice au fond duquel il aurait irrémédiablement chuté.
L'Homme brun des Muirs était un duergar des frontières d'Ecosse, gardien des bêtes sauvages, mais très hostile aux hommes.
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 12:15