Les Nymphes.

Les Nymphes.



Les nynphes, dont le nom signifie "femmes fécondes", sont des divinités antiques secondaires personnifiant les forces vives de la nature. Elles veillent plus particulièrement sur les eaux thermales. Bienfesantes, elles sont les nourrices des dieux -Zeus fut élevé par la nymphe Mélissa-, les protectrices des jeunes filles et des fiancées, préservent la santé et inspirent les prophéties.
D'apparence féminine, elles sont associées à l'érotisme, la sensualité et la sexualité, au point d'avoir inspiré le terme "nymphomane". On les représente souvent nues, ou demi nues, tenant entre leur mains une coquille ou une urne d'où s'échappe l'eau de la source à laquelle elles président. L' "heure des nymphes", cinquième heure du jour (soit onze heures du matin), est traditionnellement l'heure du bain.



Nymphes nymphomanes.

Cette fonction amoureuse et féconde est d'ailleur l'une des garantie de la perpétuation de leur espèces et de l'immortalité de leur âme. Paracelse explique : "Pour que la preuve de leur existence paraisse plus éclatante, Dieu permet que les nymphes soient vues non seulement par certains hommes, mais encore qu'elles entretiennent un commerce charnel avec eux et en aient des enfants... Ces enfants sont de race humaine et possèdent une âme. La femelle qui reçoit cette âme avec la semence est, comme la femme, rachetée par le Christ. C'est pour s'élever que ces êtres recherchent notre amour. Si la nymphe disparaît ensuite, l'union ne peut être dissoute, car elle tient une âme de l'homme et , s'il veut prendre une autre épouse, elle réapparaît et le tue."
Paracelse illustre cette indissolubilité des mariages contractés entre humains et nymphes par la célèbre affaire de la nymphe de Stauffenberg, que rapporte à sa manière l'abbé de Villars : "La jalousie des génies est cruelles, comme de divin Paracelse nous l'a fait voir dans un aventure qu'il raconte et qui a été vue de toute la ville de Stauffenberg. "Un philosophe avec qui une nymphe était entrée en commerce d'immortalité, et dont il avait reçu les plus précieuses faveurs, fut assez malhonnête homme pour aimer une femme... Comme il dînait avec sa nouvelle maîtresse et quelques-une des ses amis, on vit en l'air la plus belle cuisse du monde ; l'amante invisible voulu bien la faire voir aux amis de son infidèle, afin qu'ils jugeassent du tort qu'il avait de lui préférer une femme. Après quoi la nymphe indignée le fit mourir sur l'heure."




Les nymphes de l'Antiquité grecque.

Pour Karl Grün, "il y a de l'eau partout. Le nombre des nymphes devait donc devenir considérable, non seulement dans les océans, les lacs, les rivières, les sources, mais encore les prés et les bois où le sol est humide, où susurrent les ruisseaux, et sur les montagnes qui frôlent les nuées. Il y a même de l'eau dans l'air, à l'état de vapeurs et de nuages." Dans la Grèce antique, les éphidryades (nymphe des eayx) se décomposaient en océanides et néréides (nymphes marines), en naîades, en crénées et pégées (nymphes des fontaines), en potamides (nymphe des fleuves) et en limnades (nymphe des lacs). On connaissait aussi les uranies (nymphes célestes), les épigées (nymphes terrestres), les oréades (nymphes des montagnes), les napées et les auloniades (nymphes des vallées), les mélies (nymphes des prés), les dryades et les hamadriades (nymphes des forêts) et les corycides (nymphes des grottes). Les nymphes n'étaient pas immortelles mais vivaient fort longtemps. Plutarque leur accordait une durée de vie de 9 620 ans. Hésiode pensait que les hamadryades pouvaient vivre jusqu'à 933 120 ans. Douées de pouvoir de prophétie et versées dans les sciences secrètes, les nymphes pouvaient inspirer les mortels de leur choix. Ainsi, la nymphe Cassotis assista les prêtresses d'Apollon à Delphes, en leur inspirant leurs oracles. Ce pouvoir a plus tard été considéré comme suspect pas l'Eglise, qui ravala les nymphes au rang de démons : "Ce qui prouve que se sont bien des démons, c'est que les Grecs disaient qu'un personne était remplie de nymphes pour dire qu'elle était possédée des démons."



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# Posté le samedi 24 novembre 2007 06:04

Les ondins et ondines.

Les ondins et ondines.


Les ondines, dont le nom dérive de "onde", sont des créatures vivant dans les eaux douces, généralement les lacs, les rivières ou les chutes d'eau. Elles sont surtout présentes dans les mythologies germaniques et scandinaves. Leurs compagnons, les ondins, jouent un rôle plus effacé.
Contrairement aux sirènes, les ondines ont des corps de femmes parfaitement conformés, dont la partie inférieure n'est pas recouverte d'écailles de poissons. Paracelse dit qu'elle "apparaissent sous la forme humaine, vêtues comme nous, sont très belles et impatientes de tenter par leurs artifices."
Les ondines attirent à elles les jeunes hommes pour les séduire et les entraîner sous l'onde, dans leurs magnifiques palais de cristal, d'où ils reviennent rarement. Karl Grün en dresse le portrait suivant : "Les ondines sont toujours jolies, malicieuses, parfois cruelles. Coiffées de plantes aquatiques, elles viennent peigner leurs cheveux sont tantôt blonds, tantôt d'un vert de mer. Elles tournent vers le passant leur figure rieuse où brillent deux lèvres de corail et deux yeux d'un vert étincelant. Le jeune homme qui les voit est séduit par tant de beauté. Il suit l'ondine dans son palais de cristal pour y vivre avec elle. Mais là-bas, au fond de l'élément liquide, les jours passent comme des minutes. L'homme ignore cette particularité, et, quand il revient sur terre, quelle n'est pas sa stupéfaction de rencontrer les arrière-neveux des personnes qu'il a connues! Tout le monde se moque de lui : il porte des vêtements ridicules, passées de mode depuis longtemps."
L'Ondine de Frédéric de La Motte-Fouqué (1811), adapté d'une vieille légende allemande, raconte l'histoire d'une fée des eaux qui s'éprend d'un mortel, ce qui lui confère une âme immortelle. Mais de l'état d'inconcience où elle se trouvait en tant que créature élémentaire, elle passe à un état de concience et devient sensible à la souffrance et aux émotions humaines, ce dont elle finit par mourir. Andersen a traité le même sujet dans son conte intitulé La Petite Sirène.
Une fois mariée à un mortel, l'ondine ne doit jamais retourner sur l'eau, au risque d'en périr : "On dit encore que celui qui a une ondine pour femme doit éviter de la conduire sur l'eau et surtout de la fâcher quand elle se trouve sur cet élément. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'ondine retourne pour toujours dans les flots, sans que le mariage soit dissous. Si le mari abandonné se remarie, l'ondine le tue."
Cette indissolubilité du mariage avec les ondines vaut également pour les nymphes.



Lorelei et Filles du Rhin.

Les Rhin abrité des ondines célèbres, notamment la Lorelei, la belle ondine de Bacharach-sur-le-Rhin, qui s'asseyait sur un rocher près du rivage pour peigner ses longs cheveux d'or et contempler le reflet de sonvisage dans l'eau, tout en chantant une chanson nostalgique dont le refrain disait :
Lorelei! lorelei! lorelei!
Gérard de Nerval la décrit ainsi : "Vous la connaissez comme moi, mon ami, cette Loreley ou Lorelei -la fée du Rhin-, dont les pieds rosés s'appuient sans glisser sur les rochers humides de Bacharach, près de Coblentz. Vous l'avez aperçue sans doute avec sa tête au col flexible, qui se dresse sur son corps penché. Sa coiffe de velours grenat, à retrousis de drap d'or, brille au loin comme la crête sanglante du vieux dragon de l'Eden.
"Sa longue chevelure blonde tombe à droite sur ses blanches épaules, comme un fleuve d'or qui s'épancherait dans les eaux verdâtres du fleuve. Son genou plié relève l'envers chammaré de sa robe de brocart, et ne laisse paraître que certains plis obscurs de l'étoffe verte qui se colle à ses flancs.
"Son bras gauche entoure négligemment la mandore des vieux Minnesängers de Thuringe, et entre ses beaux seins, aimantés de rose, étincelle le ruban pailleté qui retient faiblement les plis de sa tunique. Son sourire est doué d'une grâce invincible, et sa bouche entrouverte laisse échapper les chants de l'antique syrène."
Cette emblématique figure du Rhin a également inspiré, parmi tant d'autres poètes et musiciens, Heinrich Heine :



Je ne sais ce qui m'arrive,
Mais je me sens l'esprit chagrin.
Une fable vieille et naïve
Me berce depuis le matin.

L'air est plus frais, le soir s'embrume,
Le Rhin passe paisiblement ;
Le sommet du rocher s'allume
Aux rayons du soleil couchant.

En haut, une vierge bien belle
Est assise ; elle veille encore.
Sa parure au ciel étincelle,
Elle peigne ses cheveux d'or.

Son peigne luit comme une étoile,
Elle chante tout bas pour nous,
Et dans la nuit calme et sans voile
Vibre son chant magique et doux.

Les matelots dans la barquelle
Eprouvent un mal furieux ;
Ils ne voient pas le roc qui guette,
Ils ne font que lever les yeux.

Je crois que la vague attiédie
Engouffre barque et matelots,
C'est ce qu'a fait la mélodie
De Lorelei, reine des flots.


Dans l'Or du Rhin, prélude de la Tétralogie de Richard Wagner inspirée de la légende germanique des Niebelungen, les Filles de Rhin, Woglinde, Welgunde et Flosshilde, sont des ondines chargées de veiller sur les trésors amassés dans le fleuve. Cet or fabuleux leur est dérobé par le nain Albérich, qui en forge un anneau de pouvoir qui fera naître guerres et convoitises jusqu'au crépuscule des dieux final.


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# Posté le dimanche 25 novembre 2007 10:33

Les Lavandières de nuit.

Les Lavandières de nuit.




Les lavandières surnaturelles apparaissent la nuit près des eaux mortes ou des lavoirs, et manifestent leur présence par des chants et des coups de battoir sur le linge mouillé. Leur rencontre est tojours de mauvais augure, et présage souvent une mort imminente.
Contrairement aux fées de l'eau, qui viennent faire leur lessive au bord des rivières, et obtiennent un linge si pur que l'on dit "blanc comme le linge des fées", aux sirènes, qui blanchissent leur linge dans l'écume de la mer, ou aux incantados, créatures mi-anges mi-serpent qui viennent plonger leur linge dans les sources sacrées, les lavandières de nuit sont des créatures aux instincts morbides dont il vaut mieu se garder. Il s'agit le plus souvent de sorcières, de mortes qui n'ont pas été ensevelies dans un linceul propre -c'est pour cela qu'elles reviennent la nuit le laver- ou de fantômes revenus sur terre pour expirer un châtiment.
Leur fautes les plus communes sont d'avoir osé faire de leur vivant leur lessive un dimanche, défiant ainsi la règle du repos dominical, d'avoir trop économisé le savon ou d'avoir tué leurs propre enfants: dans ce cas, elles sont condamnées à laver jusqu'à la fin des temps les langes sanglants de leurs poupons sans vie. En Basse-Bretagne, le linge qu'elle tendent aux passants contient un nourrisson ensanglanté. A Dinan, les laveuses de nuit blanchissent les os des enfants morts sans baptême.
En provence, les bugadiero spnt des sorcières, des "masques", qui invitent les jeunes hommes à venir danser avec elles, mais c'est pour mieux les pousser au fond de l'eau, où elles les dévorent ensuite. Ismaël Erindol, natif de Provence, eut plusieur fois l'occasion de croiser les silhouettes décharnée des ces monstrueuses lavandières lorsqu'il était enfant. Déjà initié aux contre-sortilèges des fées, il les faisait fuir par cette comptine :
Vé la Bugadiero, vé la Masco!
Va prendro moun pied au derriero!

En Bretagne, on les appelle ar kannerez-noz, "les chanteuses de nuits". Elles apparaissent aux heures impaires de la nuit et filent des draps et des suaires avec leurs cheveux blancs puis les lavent dans la rivière. Si elles voient un promeneur passer près d'elle aux alentours de minuit, elles le hèlent afin qu'il vienne les aider à tordre leur linge pour mieux l'essorer. Mais elles le tordent à toute vitesse, si bien que le malheureux finit bientôt les membres brisées. Collin de Plancy voit dans ces monstres une variété de Dames blanches : "On appelle lavandière de nuit des femmes blanches qui lavent leur linge en chantant, au clair de lune, dans les fontaines écartées ; elles réclament l'aide des passants pour tordrent leur linge et cassent les bras à qui les aide de mauvaise grâce."
Au lavoir d'Oberbronn, en Alsace, une Dame blanche se tenait jadis à l'écart des autres lavandière pour laver en silence les chemises des trépassés. Cambry confirme que ces laveuses de nuit "vous invientent à tordre leur linge, vous cassent les bras si vous les aidez de mauvaise grâce, et vous noient si vous refusez."
Le récit suivant, conté par Emile Souvestre et rapporté Paul Sébillot, illustre bien de la cruauté des lavandière de nuit : "Un garçon du pays de Léon qui , au lieu de prier pour les défunts, avait passé joyeusement la nuit de la Toussaints, vit, en arrivant à un douez, les kannerez-noz qui frappaient leurs draps mortuaires en chantant leur triste refrain ; elles accoururent à lui, en lui présentant leurs suaires et en lui criant de le tordre. Il accepta, et pour éviter d'être broyé, il tordit d'abord dans le même sens qu'elles ; mais pendant ce temps, d'autres lavandières, parmi lesquelles il reconnut ses parentes défuntes, lui reprochèrent de les avoir laissées manquer de prières. Troublé par ses paroles, il tordit de l'autre côté ; le linceul serra à l'instant ses mains, et il tomba mort, broyé par les mains de la lavandière." On dit aussi que, "au lieu de se serrer, comme c'est naturel, le linge vient a s'enfler, ce n'est plus l'eau du lavoir qui en égoutte, et vous distinguez en ce linceul un cadavre ; et la fée tourne plus vite, elle vous attire, elle vous jette sur l'épaule un pli du suaire et elle vous ensevelit."
Paul Féval, dans Les Dernières Fées, cite le refrain suivant, chanté par les lavandières :
Tors la guenille,
Tors
Le suaire des épouses des morts.

Quand aux lavandières du Berry, elles lavent "une espèce de vapeur d'une couleur livide, d'une transparence terne qui rappelle celle de l'opale. Cela semble prendre quelque apparence de forme humaine et l'on jugerait que cela pleure. On pense que se sont les âmes d'enfants trépassés sans baptême ou d'adulte morts avant d'avoir reçu le sacrement de confirmation ; elles s'aquittent de leur besogne avec une sorte d'acharnement, presque toujours en silence." Mais il suffit de faire le signe de croix pour voir ces âmes damnées s'envoler.


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# Posté le jeudi 29 novembre 2007 10:38

Nix et nixes.

Nix et nixes.
Dans les légendes germaniques et nordiques, les nix mâles sont vieux et pourvus d'une longue barbe, de redoutables dents vertes et d'un chapeau, vert également. Ce sont généralement des êtres perfides, amateurs de danse et de musique. Quand un homme se noie, on dit en Allemagne : "Le nix l'a emporté avec lui." Luther les cite dans ses récits. Leurs compagnes, les ravissantes nixes, sont des créatures féminines aux traits gracieux et aux longs cheveux blonds. Elles résident principalement dans les eaux mortes et stagnantes. Belles et élégantes, mais souvent cruelles, les nixes cherchent à attirer à elles de jeunes gens, pour mieux les noyer au fond des mares où elles croupissent.


La danse des nixes.

Parfois, elles vont jusqu'à fréquenter les bals nocturnes, vêtues comme d'accortes et élégantes jeunes filles, et séduisent par leurs danses sensuelles les malheureux qui, par amour pour elles, les suiventjusqu'à l'étang voisin, où ils perdront la vie. En Hollande, sous le nom de nekers, elles se mêlent aux danses des habitants et entraînent les jeunes filles dans les flots, où elles se noient. On dit aussi que la danse des nixes est toujours un présage de mort pour celui qui la surprend. "Celui qui danse avec une nixe s'aperçoit tout de suite que son voile est d'un tissu très délicat. Ces danseuses ont du reste des allures mystérieuses, aristocratiques. Elles font preuve de beaucoup de sentiment ; leur caractère est tendre et poétique mais noble et fier."

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# Posté le mardi 25 décembre 2007 16:38

Les sorcières d'eau.

Les sorcières d'eau.



Les sorcières d'eau hantent les marais ou le bord des rivières. Leur rencontre est toujours néfaste : elles dévorent ceux qu'elles croisent ou annoncent leur mort prochaine.
Ainsi des fenette, ou "petites femmes", qui gémissent dans les roseaux couvrant les îles et les marais du Rhône, non loin du lac Léman : "Ces fées, aux formes sveltes, aux traits fins, au corps souple, aux yeux verts et aux longs cheveux, ne se laissent pas voir aisément. Mais lorsque leurs clameurs s'approchent, lorsque leurs gémissement semblent devenir plus distincts, le pêcheur se hâte de retirer sa ligne, le faucheur fait taire le bruit de sa faux, le chasseur s'éloigne, et chacun d'eux a bien soin de ne pas retourner la tête, de crainte de voir la fenette qui le poursuit : celui qui aurait vu venir à lui une de ces petites fées sauvages serait sûr de mourir dans l'année."
Les martes du Berry se montrent au bord des cascades, tantôt sous forme de fées, mais le plus souvent sous forme de sorcières. George Sand évoque, dans ces Légendes rustiques, les échos de leurs cris et de leurs imprécations. En Basse-Bretagne, les groac'h sont des sorcières d'eau vivant sous les étangs ou sous les lacs, notamment la groac'h de l'île de Lok dont fait mention Pierre Souvestre ; on disait qu'elle pssédait d'immences trésors. Tous ceux qui tentaient de les lui dérober étaient métamorphosés en poissons. Jusqu'à ce qu'un hardi garçon parvienne à mettre fin aux sortilèges de la groac'h en utilisant le couteau de saint Corentin, qui met fin aux enchantement. Mais lorsqu'il voulut s'échapper, la sorcière le rattrapa et la transforma en grenouille.


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# Posté le mercredi 09 janvier 2008 06:19