Les centaures.




Homme-chevaux, dans l'Antiquité grecque, les centaures ont le bas du corps d'un cheval, et le torse et la tête d'un homme. Ils vivaient en Thessalie puis dans le Péloponnèse. Le plus célèbre d'entre eux, Chiron, renommé pour sa sagesse, fut l'instructeur du héros Héraklès, ou Hercule. Dans les Métamorphoses, Ovide raconte la guerre menée par les centaures contre le peuple des Lapithes. Le roi Pirithoüs avait invité les centaures à son mariage pour conclure la paix avec eux ; mais les hommes-chevaux s'enivrèrent, déclenchèrent une bagarre et enlevèrent les femmes présentes dont la reine elle-même! Au cours du combat qui s'ensuivit, de nombreux centaures furent tués.
Alliant en eux la force, la lubricité et la goût pour le vin, les centaures n'honorent que deux dieux : Eros, dieu de l'Amour, et Dionysos, dieu du Vin et de l'Ivresse divine.


Les centaures.
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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 03:15

Les dames blanches

Les dames blanches



Ces dames toujours vêtues de blanc sont tantôt considérées comme des fées bienfesantes et espiègles, tantôt comme les fantômes de nobles châtelaines mortes en de tragiques circonstances, qui reviennent sur les lieux ou ellees vécurent pour protéger leurs descendants ou les prévenir de leur trépas futur, comme les banshies d'Irlande et d'Ecosse. En Allemagne, dame Bertha était une Dame blanche qui apparaissait à la naissance des héritiers des maisons princières. Elle annonçcait également le décès des souverains, et aurait été vue au donjon de plusieurs châteux d'Allamagne et de Bohême. Selon Erasme, une Dame blanche se fait voir en Allemagne quand la mort doit frapper un prince ou un seigneur : "CE spectre est apparu, en effet, dès les premiers temps de l'histoire des nobles maisons Neuhaus et de Rosenberg, et il s'y montre encore aujourd'hui." Ces dames blanches existent aussi en France, où elles ont donné leur nom à de nombreux lieux-dits, comme le Chemin des Dames, la Combe aux Dames, le Pré aux Dames, la Cour des Dames ou le Banc des Dames. Malesherbes raconte que, le jour précédent la condamnation de Louis XVI, ce dernier lui demanda s'il avait vu la Dame blanche qui traditionnellement apparaissait autour du palais des Bourbons pour annoncer la mort d'un prince. De même, une Dame blanche balayait les salles du château lorsqu'un malheur allait s'abattre sur la famille des Hohenzollern.
La Dame blanche des Habsbourg vivait habituellement dans la Hofburg, et apparaissait à chaque fois qu'un membre de la famille impériale allait mourir. On l'aperçut également à Yute, dans le monastère espagnol où agonisait Charles Quint, ainsi qu'à Mayerling, la veille du drame.
Généralement bienveillantes ces Dames blanches se tiennent souvent près des calvaires. Elles remettent les voyageurs égarés sur le bon chemin, apportent à manger aux bergers esseulés ou viennent tenir compagnie aux enfants perdus dans les bois. Une Dame blanche résidait ainsi dans près d'un ruisseau, dans les environs d'Anvers : "C'était une personne fort bienfesante, elle consolait les enfants et leur donnait les moyens de secourir leurs parents." Elles peuvent aussi apparaître dans les écuries. Elles tiennent dans leurs mains des chandelles allumées dont elles laissent tomber la cire sur le crin des chevaux, avant de les peigner et les tresser.
D'autres fois, ces Dames blanches se plaisent à conduire les passant au bord des précipices, où elles les poussent sans ménagement.
Plus récemment, les Dames blanches ont pris l'apparence d'auto-stoppeuses fantômes se montrant aux automobilistes au bord des routes, généralement à l'endroit où un accident mortel c'est produit. De nombreux témoignages receuillis un peu partout depuis une vingtaine d'années semblent accréditer la permanence de ce spectre, considéré par ceux qui l'ont croisé comme une divinité protectrice.



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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 03:43

Les dryades.

Les dryades.



Les dryades sont des nymphes qui président aux bois et aux arbres, plus particulièrement aux chênes. Elles ressemblent à de très belles jeunes filles dont les bras et les jambes dessinent des arabesques, imitant le tronc d'un arbre. Elles incarnent la force végétative des forêts. Contrairement aux hamadryades, qui font corps avec un arbre en particulier, les dryades errent en liberté, dansent en rond autour des chênes et peuvent même épouser des humains. Ainsi, Eurydice était une dryade lorsqu'elle épousa Orphée. Sans être immortelle, les dryades peuvent vivre très longtemps.


Hamadryades.

Les hamadryades sont des nymphe des bois qui naissent avec un arbre et meurent avec lui, qui survivent à la destruction de leurs protégés. Ovide conte le triste destin d'une hamadryade condamné à mourir à cause de la hache d'Erysichton : "Je suis une nymphe chère à Cérès. J'habite cet arbre, et je meurs par ton crime. Le ciel me vengera : le châtiment qu'il te réserve et que je t'annonce en périssant réouira mon ombre dans la nuit du trépas." Mais l'homme s'acharne et abat le chêne où résidait la nymphe. "Les dryades épouvantées pleurent la perte de leur soeur, et la forêt de son honneur dépouillée. Elles se couvrent de vêtements funèbres, et vont, gémissantes, demander a Cérès qu'Erysichton reçoive la peine due à son impiété."



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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 03:56

Les farfadets.

Les farfadets.
Les farfadets sont des esprits follets de la forêts dont le nom dérive de fade, "fée", bien qu'ils n'aient que peu de relations avec celles-ci.
L
a vallée l'Egray, aux environs de Germond, dans les Deux-Sèvres, était à la fin du 19ième siècle considérée comme le domaine exclusif des farfadets, qui n'aimaient pas être dérangés par les femmes qui se réunissaient pour filer dans les cavernes ou les carrières. Un soir qu'elles revenaient au village, elles aperçurent des farfadets qui faisaient remonter la pente de la route, à une vitesse stupéfiante, à un énorme chariot aux roues grinçantes. Une des fileuses eut l'idée de faire un signe de croix, ce qui eut pour effet de faire disparaître tout à la fois farfadets et chariot.
Comme les lut
ins, avec lesquels on les confond parfois, les farfadets s'occupent volontiers des chevaux, dont il frisent et emmèlent les crinières, et sont généralement serviables. Il est difficile de les décrire car ils demeurent la plupart du temps invisibles, à moins qu'ils ne prennent des apparences animales. Brian Froud et Alan Lee les ont pourtant observés : "Le farfadet est un petit bonhomme ridé, fripé, au teint brunâtre, haut d'un demi-mètre, qui se promène nu ou vêtu de loques brunes. Les farfadets des montagnes n'ont ni doigts ni orteils et ceux des plaines manquent de nez."
Si à l'état sauvag
e le farfadet tient sa résidence dans quelque taupinière de la forêt, il joue parfois le rôle d'un esprit servant lorsqu'il s'attache à une maison ou à une femme. Il veille alors sur les troupeaux et la tenue de la maisonnée, moissonne, bat et fauche le blé, et achève les tâches que n'ont pas eu le temps de terminer les domestiques -non sans avoir puni ces derniers de leur paresse ou de leur négligence en leur assenant une volée de bâton.
Pour tous
ces services, le farfadet ne demande qu'un salaire insignifiant : "En échange de sa peine, le farfadet ne veut rien de plus qu'un bol de crème ou de bon lait avec un gâteau au miel. Qu'on veuille lui donner plus, il se froisse et s'en va, ce qui arrive souvent quand la générosité maladroite du maître de maison lui fait laisser au farfadet des vêtements neufs."



Le farfadet au monastère

Les fa
rfadets, bons petits diables, avaient également coutume de hanter les monastères. Collin de Plancy contre à ce propos l'histoire suivante : "En l'année 1221, vers le temps des vendanges, le frère cuisinier d'un monastère de Cîteau chargea deux serviteurs de garder les vignes pendant la nuit. Un soir, l'un de ces deux hommes, ayant grande envie de dormir , appela le diable à haute voix et promit de bien le payer s'il voulait la vigne à sa place. Il achevait à peine ces mots qu'un farfadet apparut.
"-Me v
oici prêt, dit-il à celui qui l'avait demandé. Que me donneras-tu si je remplis ta charge?
"-Je te donnerai un panier de raisins, répondit le serviteur, et du bon, à condition que tu veilles jusqu'au matin.
"Le far
fadet accepta l'offre ; et le domestique rentra à la maison pour s'y reposer. Le frère cuisinier, qui était encore debout, lui demanda pourquoi il avait quitté la vigne.
"-Mon compagnon la garde, répondit-il, et il la gardera bien.
"-Va,
va, reprit le cuisinier, qui n'en savait pas d'avantage, ton compagnon peut avoir besoin de toi.
"Le va
let n'osa répliquer et sortit ; mais il se garda bien de paraître dans la vigne. Il appela l'autre valet, lui conta le procédé dont il s'était avisé ; et tous deux, se reposant sur la bonne garde du lutin, entrèrent dans une petite grotte qui était près de là et s'y endormirent. Les choses se passèrent aussi bien qu'on pouvait l'espérer ; le farfadet fut fidèle à son poste jusqu'au matin, et on lui donna le panier de raisins promis."


Le fléau des farfadets

En 182
1, un certain Alexis Vincent Charles Berbiguier de Terre-Neuve du Thym (1776-1852), natif de Carpentras, publia un énorme ouvrage en trois volumes, dans lequel l'auteur, que l'on peut aisément soupçonner de mythomanie et de paranoïa galopante, tente d'y faire passer les farfadets pour des démons issus de l'enfer à seule fin de le tourmenter. Il écrit notamment : "Ces coquins vont la nuit surprendre les dames, ou entrent invisiblement dans leur lit, les endorment par l'effet du magnétisme, et par l'opération farfadéenne, elles mettent au monde un enfant bâtard ou adultérin." Le même malheur, selon Berbiguier, menaçait les veuves et les demoiselles, qui voyaient leur ventre s'arrondir sans qu'elles sachent à quoi en attribuer la cause, jusqu'à ce qu'elles mettent au monde "le fruit du plaisir farfadéen". Résolu à prendre la défence de ces innocentes "victimes farfadérisées", Berbiguier inaugure son ouvrage par une dédicace à tous les empereurs, rois et princes souverains, qu'il engage à joindre leurs efforts aux siens afin de "détruire l'influence des démons, sorciers et farfadet" qui s'acharnent sur les habitants de leurs Etats : "Ah! Il y a déja longtemps que les persécutions diaboliques des farfadets auraient eu un terme sur la Terre si quelques-uns de vos sujets avaient eu le courage de les dévoiler."
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# Posté le jeudi 08 novembre 2007 16:42

Les faunes.

Les faunes.
Divinités rustiques dans l'Antiquité romaine, les faunes sont les compagnons de Faunus, dieu protecteur des Troupeaux et des Bergers.
L
es faunes sont représentés avec des corps velus, un peu à la fon des daims, des longues oreilles pointues, des yeux étirés sur les temps, des cornes et des pieds de chèvres ou de bouc. Il s'apparentent aux satyres, mais avec des traits aux satyres, mais avec des traits moin hideux, une figure plus gaie et moins de brutalité.
Selon Plutarque, au temps de Sylla (138-78 avant J-C) , un faune fut trouvé près d'Apollonia, ancienne ville d'Illyre. "Ce faune ne proférait aucun son articulé ; sa voix n'était qu'un hurlement rude et sauvage qui tenanit du hennissement du cheval et du cri du bouc. Il témoignait peu de dispositions pour la société des hommes et beaucoup pour celle des femmes.
C
ette propension à honorer la société des femmes fit ranger les faunes, à la suite des satyres, dans la classe des incubes par les théologien et démonologues, suivant ainsi l'avis de saint Augustin qui affirma l'existence de ces "faunes perturbateurs luxurieux des nuits conjugales."


Les sylvains et les chèvre-pieds.

Les
sylvains et leur compagnes les sylvaines sont des habitants des bois et des fots. Ils se rapprochent beaucoup des faunes, satyres et chèvre-pieds. Leur dieu, Sylvain, fils de Saturne ou de Faunus, correspond aux caractéristiques du dieu Pan. On le représente sous l'aspect d'un vieillard jovial, pourvu de cornes, le pied et d'oreilles de bouc. Dieu de la Fécondité, de la Nature, des Bois et des Champs, il est aussi considéré comme un incube qui épouvante les femmes en couche et les enfants.
L
es chèvre-pieds, quant à eux, sont des hommes à tête de chèvre. Ces êtres, petits et difformes, portaient une ou deux cornes en guise de cheveux. Les chèvre-pieds forment en réalité une varié de sylvains, de faunes ou de satyres. On dit parfois que le dieu Pan, familier des satyres et joueur de flûte, qui inspirait aux nymphes et aux bergers une peur panique, était un chèvre-pied.


Au satyre!

D
'apparence assez proche de celles des faunes latins, mais en plus laids et plus sauvages, les satyres représentent les divinités rustiques de l'Antiquité grecque. Hommes velus à cornes, oreilles, queue, cuisse et pieds de chèvre, ils sont pourvus de membres virils aux dimensions impressionnantes. Ils sont les familiers du dieu Pan et font la chasse au nymphes, qu'ils courtisent dans les bois. A défaut, il se rabattent sur les jeunes filles ou les jeunes garçons qui croisent leur chemin. Hérodote parle d'une variété de satyres, nommés égipans, vivant dans les montagnes de Scythie. Lorsqu'il sont vieux et acqurent quelque sagesse, les satyres prennent le nom de silènes.
Le
naturaliste Pline en a fait des espèces de singes qui épouvantaient les bergers dans les montagnes des Indes. Saint Jérôme affirme que les satyres étaient le fruit de l'union des hommes avec des chèvres. Saint Antoine en rencontra un dans le désert, venu en ambassadeur du peuple des satyres, qui lui offrit des dattes en échange des ses prières d'intercession vers le seigneur.
Du Moy
en Age à la renaissance, en effet, l'Eglise eut soin d'assimiler ces créatures païenne à des démons qui "jadis assistaient, sous le nom de bacchanales, aux sabbats du mont Parnasse". En effet : "Ils apparaissaient en troupe, certains d'entre eux portant des cymbales, et d'autres, des tambours, leur voix était humaine et distinctement articulée, et on ne savait de quel endroit de la montagne ils pouvaient venir ; carjamais on ne reconnut qu'il eût de tels habitants sur cette montagne. Mais était-ce autre chose que des démons qui venaient assister aux cérémonies et hommages qui leur étaient rendus par les magiciens sous ombre de religions, prenant cette forme de satyres, comme l'on dit qu'ils font encore aujourd'hui aux assemblées nocturnes des sorciers que l'on nomme sabbats, se rendant complaisants à leurs danses et à leurs turpitudes. Collin de Plancy rapporte le témoignage suivant : "Le maréchal de Beaumanoir chassant dans une forêt du Maine, en 1599, ses gens lui amenèrent un homme qu'ils avaient trouvé endormi dans un buisson, et dont la figure était très singulière : il avait au haut de front deux cornes, faites et placées comme celle d'un bélier ; il était chauve, et avait au bas du mentons une barbe rousse par flocon, telle qu'on peint celle des satyres. Il conçut tant de chagrin de se voir promener de foire en foire qu'il en mourut à Paris, au bout de trois mois. On l'enterra dans le cimetière de Saint-Côme."
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# Posté le dimanche 11 novembre 2007 03:38