Les stryges.

Les stryges.



Ces génies de l'air ressemblent aux sirènes ailées grecques, à savoir des oideaux avec une poitrine et un visage de femme. Par leur apparence et leur cruauté, elles s'apparentent aux harpies. Les capitulaires émis par Charlemagnecondamnaient les crimes des stryges, assimilées aux larves, spectres, fantômes, sorcières et loup-garous. Collin de Plancy précise : "On peut remarquer, dans ce passage des capitulaires, que c'était une opinion reçue chez les Saxon qu'il y avait des sorcières et des spectres (dans ce cas vampires) qui mangeaient ou suçaient les hommes vivant ; qu'on les brûlait, et que , pour se préserver désormais de leur voracité, on mangeait la chair de ces stryges ou vampire. Quelque chose de semblable s'est vu dans le traitement du vampirisme au 18ième siècle. Ce qui doit prouver encore que les stryges des Anciens étaient quelquefois des vampires, c'est que, chez les Russes, et dans quelques contrées de la Grèce moderne où le vampirisme a exercé ses ravages, on a conservé aux vampires le nom de stryges."
Dans l'une de ses nouvelles fantastiquesn Marcel Schwob évoqie ces inquiétantes créatures : "L'orsqu'on veille les morts, on peut entendre les stryges : elles chantent des airs qui vous emportent et auxquels on obéit malgré soi. Leur voix est suppliante et plaintive, flûtée comme celle d'un oiseau, tendre comme les gémissement d'un petit enfant qui appelle ; rien ne peut y résister."



Harpies

Issues de la mythologie grecque, les harpies sont elles aussi des monstres ailés à corps d'oiseau et tête de femme, mais dotées de serres d'aigles aiguës et dégageant une odeur infecte. Leur nom signifie les "ravisseuses", car elles se saisissent des âmes des hommes morts de façon soudaine pour les tourmenter et les conduire en enfer. Elles sont au nombre de trois : Bourrasque, Vole-vite et Obscure, et se manifestent sous forme d'orages. Seul le Vent, fils de Borée, peut les chasser. Elles symbolisent les passions vivieuses, les tourments obsédants et les remords sans fin.



Erinyes

Les Erinyes, soeurs de harpies, ont le même aspect et se comportent d'aussi crelle façon, mais leur intervention correspond toujours à un châtiment dicté par une sentence des dieux.



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# Posté le samedi 03 novembre 2007 04:52

Les sylphes et sylphides.

Les sylphes et sylphides.



Symbole de beauté, de subtilité et d'aspiration spirituelle, les sylphe doivent leur nom au mot latin sylphus, "génie". Esprits élémentaires de l'air, dont ils se situent à mi-chemin entre les anges et les elfes. Selon Collin de Plancy, les sylphes sont savants, "officieux aux sages, ennemis des sots et des ignorants" et ont pour compagnes et filles les sylphides, véritable "beauté mâles, telles qu'on dépeint les Amazones".
D'apparence diaphane, ils ressemblent à de jeunes gens grands et minces d'une merveilleuse beauté. Doctes, subtils, dociles et bienveillant aux êtres humains, ils inspirent les artistes et les êtres versés dans la spiritualité. Pour passer le temps, on dit qu'ils sculptent les nuages pour leur donner des formes familières. Le personnage d'Ariel dans La Tempète, de Shakespeare, est un sylphe. "Je suis l'enfant de l'air, un sylphe, moins qu'un rêve", écrit Victor Hugo.





Séduisantes sylphides.

Les sylphes, mais surtout les sylphides, prennent souvent un apparence humaine pour approcher les êtres humains et se faire aimer d'eux. Les docteurs cabaliste du 16ième siècle prétendaient en effet que ces êtres, comme la plupart des esprits élémentaires, étaient nés sans âme immortelle, mais pouvaient en acquérir une à condition d'épouser un être humain. Ce dernier , en revanche, devait faire voeu de ne plus entretenir aucun commerce amoureux avec une simple mortelle, afin de ne pas offenser son amante éthérée.
Les gracieuses sylphides ne supportent en effet ni grossièreté ni mauvaises manières. Ainsi, un seigneur de Bavière avait épousé une sylphide dont il avait eu plusieurs enfants. Hélas, son épouse surnaturelle finit par le quitter car il manquait de goût, jurait comme un charretier et sentait le tabas. Collin de Plancy narre ainsi l'histoire : "Un jeune seigneur de Bavière était inconsolable de la mort de sa femme. Une sylphide prit la figure de la défunte, et s'alla présenter au jeune homme désolé, disant que Dieu l'avait ressuscitée pour leconsoler de son extrême affliction. Ils vécurent ensemble plusieurs années, mais le jeune seigneur n'était pas assez homme de bien pour retenir la sage sylphide ; elle disparut un jou, et ne lui laissa que ses jupes et le repentir de n'avoir pas voulu suivre ses bons conseils."



Des extraterrestres au Moyen Age?

Au Moyen Age, on disait que les sylphes se déplaçaient parfois à bord de navires aériens, et étaient responsables d'enlèvement d'êtres humains, anticipant les enlèvements extraterrestres d'aujourd'hui. Ceci se passa notamment au temps des Carolingiens, ainsi que le rappoerte l'abbé Montfaucon de Villars :
"Le fameux cabaliste Zédéchiasse mit dans l'esprit, sous le règne de Pépin le Bref, de convaincre le monde que les éléments sont habités par des peuples d'une nature différente de la nôtre. L'expédient dont il s'avisa fut de conseiller aux sylphes des se montrer en l'air à tout le monde ; ils le firent avec magnificense. On voyait dans les airs ces créatures admirables, en forme humaine, tantôt rangées en bataille, marchant en bon ordre, ou se tenant sous les armesn ou campées sous des pavillons superbes ; tanto sur des navires aériens, d'une structure merveilleuse, dont la flotte volante voguait au gré des zéphyrs.
"Qu'arriva-t-il? Le peuple crut d'abord que c'étaient des sorciers qui s'étaient emparés de l'air pour y exciter les orages, et pour faire grêler sur les théologiens et les jurisconsultes furent bientôt de l'avis du peuple. Les empereurs le crurent aussi ; et cette ridicule chimère alla si avant que le sage Charlemagne, et après lui Louis le Débonnaire, imposèrent de graves peines a tous ces prétendus tyrans de l'air. On trouve cela dans le premier chapitre des capitulaires de ces deux empereurs. (...)
"Les sylphes, voyant le peuple, les pédagogues et même les têtes couronnées se gendarmer ainsi contre eux, résolurent, pour faire perdre cette mauvaise opinion qu'on avait de leur flotte innocente, d'enlever des hommes de toutes parts, de leur faire voir leurs belles femmes, leur république et leur gouvernement, puis de les remettre à terre en divers endroits du monde. (...)
"Il arriva qu'un jous, entre autres, on vit a Lyon descendre de ces navires aériens trois homme et une femme. Toute la ville s'assemble alentour, crie qu'ils sontmagiciens, et que gGrimoald, duc de Bénévent, ennemi de Charlemagne, les evoie pour perdre les moissons des Français. Les quatres innocents ont beau dire pour leur justification qu'ils sont du pays même, qu'ils ont été enlevés depuis peu par des hommes miraculeux qui leur ont fait voir des merveilles inouÏes et les ont priés d'en faire le récit, le peuple entêté n'écoute point leur défence : il allait les jeter au feu, quand Agobard, évêque de Lyon, accourut au bruit. Il prouva au peuple qu'il se trompait, que des hommes ne pouvaient pas descendre de l'air, et que le prévention les avait abusés à l'égard des quatre inconnus; il fit si bien que le peuple le crut et rendit la liberté aux ambassadeurs des sylphes. (...)
"Cependant, comme ils échapèrent au supplice, ils furent libres de raconter ce qu'ils avaient vu : ce qui ne fut pas tout à fait sans fruit ; car, s'il vous en souvient bien, le siècle de Charlemagne fut fécond en hommes héroïques ; ce qui marque que la femme, qui avait été chez les sylphes, trouva créance parmi les dames de ce temps-là, et que par la grâce de Dieu beaucoup de sylphes s'immortalisèrent. Plusieurs sylphides aussi devinrent immortelles par le récit que ces trois hommes firent de leur beauté ; ce qui obligea les gens de ce temps-là de s'appliquer un peu à la philosophie : et de là sont venues toutes ces histoires de fées, que vous trouvez dans les légendes amoureuses du siècle de Charlemagne et des suivants. Toutes ces fées prétendues n'étaient que sylphides et nymphes."



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# Posté le samedi 03 novembre 2007 05:42

Les peuples de la forêt.

Les peuples de la forêt.


Les peuples de la forêt sont né dans les sylve sauvage et primordiale qui jadis recouvrait les continents d'un maillage serré d'arbre, dans lequel nul humain n'aurait osé s'aventurer sans précautions.
Car les voyageurs et promeneurs qui s'égarent des les bois n'en reviennent souvent pas, c'est parce qu'ils risquent d'y croiser à leurs dépens ces divinité de la nature, parfois bienveillantes -comme les fées-, souvent taquines -comme les farfadet-, parfois hostiles -comme les Amazones, les feux follets ou les satyres.


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# Posté le samedi 03 novembre 2007 05:51

Modifié le samedi 03 novembre 2007 07:17

Les amazones.

Les amazones.



Les Amazones étaient dans l'Antiquité des femmes sauvages, vivant dans l'obscurité des forêts, et formant des communautés guerrières fort redoutées des autres peuples. Leur nom vient de mazos, "mamelle", précédée du a privatif : "amazone" signifie "privée d'un sein", car ces femmes n'hésitaient pas à procéder à l'ablation de leur sein droit pour ne point être gênées lorsqu'elles tiraient à l'arc. Elles s'accouplaient avec les hommes des pays voisins et, après avoir accouchés, leur envoyaient les enfants mâles, ne conservant que les filles. En dehors de leur art de la guerre, les Amazones pratiquaient la magie, et étaient capables de paralyser les hommes par le simple pouvoir de leur pensée. Ces guerrières farouches, contre lesquelles s'unirent les Hittites, les Mitanniens et les Achéens pour mieu les exterminer, portaient en guise de talisman une ceinture qui leur avait été donné par Mars ou Arès, le dieu de la Guerre. L'Amazone Ménippe donna sa ceinture à Hercule pour lui transmettre sa force.
Dans la Bibliothèque historique, l'écrivain grec Diodore de Sicile explique que les Amazones traversèrent une grande partie du monde et firent la guerre à divers peuples, dont les Atlantes. Leur reine avait pour nom Myrina : "Myrina, reine des Amazones, assembla, dit-on, une armée de trente mille femmes d'infanterie et de vingt mille de cavalerie ; elles s'appliquaient plus particulièrement à l'exercice du cheval, à cause de son utilité dans la guerre. Elles portaient pour armes défencives des peaux de serpent, car la Libye produit des reptiles énormes.
L'armée des Amazones se rendit jusqu'au pays des Hespérides, où vivait une nation de géantes, les Gorgones, au regard pétrifiant. A la suite de cette bataille, reprend Diodore de Sicile, "Myrina fit brûler sur trois bûchers les corps de ses compagnes tuées et elle fit élever avec de la terre trois grands tombeaux, qui s'appellent encore aujourd'hui "tombeaux des Amazones" ".


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# Posté le samedi 03 novembre 2007 16:28

Les banshies.

Les banshies.



En Ecosse et en Irlande, la banshie, ou banshee, est une fée ou une revenante attachée à certains clans de souche ancienne, qui apparaît en poussant d'horribles hurlements pour annoncer le décès prochain du seigneur ou de l'un des membres de la famille à laquelle elle est liée.


Le cri de la banshie.

Pour qui le connaît, le cri de la banshie est si terrifiant qu'il glace le sang dans les veines et blanchit prématurément les cheveux de celui qui l'entend. On dit qu'il rappelle tout à la fois le hurlement de loup, le cri d'une oie sauvage, les pleurs d'un enfant abandonné et les plaintes d'une femme en train d'accoucher. De plus, il est si puissant qu'il est capable de réveiller le dormeur le plus récalcitrant et de couvrir le vent le plus violent.
En Irlande, la banshie apparaît souvent sous la forme d'une femme à la longue chevelure hirsute, vêtue d'une robe verte et d'un manteau gris. A force de pleurer, ses yeux sont rouge sang. Walter Scott explique qu'en Irlande on "assigne à certaines familles d'une origine très ancienne et d'un rang distingué le privilège d'avoir une banshie, comme on l'appelle, ou fée domestique, dont les fonctions sont de se montrer en verant des larmes, pour annoncer la mo ; et par conséquent, quoiqu'il fût très affligé, il n'es fut nullementrt prochaine d'une personne de cette race privilégiée. (...) Si je suis bien informée, l'honneur d'avoir une banshie n'est accordé qu'aux familles de pure origine milésienne, et n'est jamais partagé par aucun descendant du plus fier Normand ou du plus audacieux Saxon qui aient jamais suivi la bannière du comte Strongbow ; bien moins encore à ceux des aventuriers qui se sont établis dans l'Île verte à une date plus récente."
Lady Wilde, la mère d'Oscar Wilde ajoutait aux protégés des banshies les musiciens et les poètes : "Seules certaines familles de haut lignage historique ou les personnes douées pour la musique et la chanson sont protégées par cet esprit." Ladu Wilde classe nettement la banshie parmi les revenantes : "Parfois, la banshie prend la forme d'une douce vierge chantante, morte jeune, et à qui les pouvoirs invisibles ont donné la mission de devenir l'annonciatrice des deuils qui vont frapper ses descendants. Ou bien ou peut la voir sous la forme d'une femme enveloppée d'un suaire et tapie sous les arbres, en train de se lamenter derrière sa face voilée. On peut aussi l'apercevoir en train de voler au clair de lune, pleurant amèrement. Les pleurs de cet esprit sont les sons les plus lugubres que l'on peut entendre sur cette terre. Ils présagent à coup sûr la mort de l'un des membres de la famille lorsqu'on les écoute dans le silence de la nuit." La banshie est si attachée à la famille dont elle est la protectrice qu'elle l'accompagne dans tous ses déménagement, même à l'étranger. Ainsi, la banshie de la famille O'Gradys, qui émigra au Canada, poussa de longs gémissements lorsque deux membres de ce clan trépassèrent en cette lointaine terre.



Les banshies jouent aux échecs.

Selon Walter Scott, les clans d'Ecosse étaient également placés sous la protection d'une banshie, dont le rôle allait plus loin encore que celle d'Irlande : "Plusieurs familles des montagnes d'Ecosse prétendaient autrefois à la distinction d'avoir un esprit domestique qui remplissait les même fonctions que la banshie d'Irlande. Cependant, les devoirs de cet esprit, dont la forme et l'extérieur variaient suivant les occasions, ne se bornaient pas à annoncer la mort de ceux dont les jours étaient comptés. Les montagnards savaient en exiger d'autres services ; tantôt d'écarter deux les périls d'une bataille ; tantôt de veiller sur l'enfant qui devait être leur héritier, et de le garantir de tous les dangers particuliers à son âge ; quelquefois, de daigner intervenir jusque dans les jeux de chef, et de l'avertir de la carte qu'il devait jouer, ou de la pièce qu'il devait avancer aux échecs."
A l'appui de ses dires, Walter Scott cite le cas d'un de ses ancêtres qui avait à sa disposition l'un de ces dévoués fantômes : "Parmi ces esprits qui ont bien voulu prouver leur existence dans les temps modernes, est celui d'un de nos ancêtre de la famille MacLean de Lochbuy. Avant la mort d'un de ces descendants, ce fantôme-chef galope le long du bord de la mer, près du château, et annonce cet évènement par ses cris et ses lamentations. On dit que ce spectre avait fait sa ronde et poussé ses cris pendant quelques années, quand on apprit la mort du brave chef de cette famille, tandis qu'il servait a Lisbonne sous lord Wellington ; et par conséquent, quoiqu'il fût très affligé, il n'en fut nullement surpris."
Dans les Highlands d'Ecosse, une banshie surnommée "la laveuse du gué" lavait les vêtements de ceux qui allaient périr au cours d'une bataille. La banshie des MacLeod hissait chaque matin le drapeau aux armes de la famille et berçait l'enfant héritier dans son lot. Quand à la banshie du clan des Grant, au 17ième siècle, elle indiquait à son seigneur les coups gagnants aux échecs.





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# Posté le samedi 03 novembre 2007 17:13