Les dieux germaniques et scandinaves.

Les dieux germaniques et scandinaves.



Tout d'abourd, il ne faut pas confondre "les dieux" avec Dieux. Ce dernier, en tant que figure ùonothéiste adirée par les religions révélées, est unique, et ne peut donc, à lui seul, être considéré comme un peuple. Les dieux, en revanche, issus des anciens panthéons et des mythologies antiques, doivent être classés avec les peuples de l'air. Parmis l'infinité des mythologies, seuls les ases possèdentune résidence dans le ciel, contrairement aux dieux ou divinités grecques et romaines, par exemple, dont le Panthéon ou l'Empyrée se situent sur terre, au sommet d'une montagne.
Les ases et les asynes sont les dieux et les déesses guerriers des mythologies germaniques et scandinaves. Leur nom vient de la rune as, qui signifie "ancêtre-dieux". Ils sont associés aux vanes, divinités liées aux fonctions de fécondité, de plaisir et d'amour.
Leur chef est le dieu borgne Odin, nommé Wotant dans la version germanique dont s'est inspirer Richard Wagner pour son opéra L'Or du Rhin. Dans son royaume céleste d'Asgard, l'Enclos des dieux, nommé Walhalla en allemand, règnent avec lui ses deux fils, Thor -dont le célèbre marteau,Mjöllnir, provoqie le tonnerre lorsqu'il le lance- et Baldr-surnommé "le Bon", car iles considéré comme le meilleur des ases-, accompagnés des dieux Loki -dieu du feu et voleur, semeur de discorde et incarnation du mal-, Freyr, Njödr, Tyr, Heimdallr, Vidar, Bragi, Vali, Hoenir, Forseti et Ullr.
Les déesses ont pour nom Frigg -l'épouse d'Odin-, Freyja -la déesse de l'amour, veillant aux pommes d'éternelle jouvence, assurant l'immortalité des dieux-, Sigyn -femme de Loki-, Gefjon, Gerdr,Idunn, Fulla et Nana, auxquelles ont associe Syn, Vör, Var, Eir, Lofn, Ljöfn, Hlin, Gna et Snotra.



La guerre des géants

Le royaumes des ases, nommé Asgardr ou Walhalla, situé dans le ciel, à côté du Soleil et de la Lune, est relié à la Terre, Midgardr, où vivent les hommes, par un pont nommé Bilfröst, qui se manifeste sous la forme d'un arc-en-ciel. Ce palais céleste fut construit par un géant, aidé de son cheval Svaldifari. IL fut convenu que, si le géant parvenait à bâtir ce palais dans un délai imparti, il aurait pour récompense la déesse vane Freyja, le Soleil et la Lune. Pour éviter de payer ce salaire exorbitant, qui les aurais privés à la fois des principaux luminaires cosmique de l'éternité, les dieux utilisèrent une ruse. Loki, le maître des métamorphose, se changea en une jument en chaleur, sur laquelle se précipita Svaldifari, laissant le géant seul à la tâche. Le géant entra alors dans une colère si terrible que les dieux, effrayés, demandèrent à Thor de ki briser le crane avec son marteau. Des oeuvres de Svaldifari et de la jument LOki naquit un cheval à huit pattes, nommé Sleipnir, qu'Odin choisi comme coursier.
Dans l'Edda recueil de récits mythologiques, on apprend que les ases furent en lutte avec les géants du givre, qu'ils massacrèrent, notamment le premier d'entre eux, Ymir, dont le corps dépecé et coupé en morceaux donna naissance au monde.


Les Walkyries

Dans la mythologie scandinave, les Walkyries, ou Valkyries, sont des vierges guerrières, fille de l'ase Odin. Grandes, belles, à l'allure fière et hiérarchique, elles ont des yeux tres bleus et de longs cheveux blonds épais comme des cordages de navires. Elles portent des casques ailés ou cornus, se couvrent la poitrine de cuirasses de fer et chvauchent des coursiers volants.
Lorsqu'une bataille doit avoir lieu sur Terre, opposant des clans rivaux, Odin envoie les Walkyriesassister au combat. Chacune d'entre elles choisit le Héros qui lui semble le plus vaillant et le plus valeureux pour l'emporter, s'il est mortellement atteint, jusqu'au Walhalla, lieu céleste où résident les dieux et les guerriers blessés. Leur rôle s'apparente donc à celui des anges gardiens dans la religion chrétienne.
Les guerriers ainsi élus se retrouvent dans une vaste salle dont les murs sont revêtus de boucliers, de lances et d'épées sanglantes. Ils s'y livrent des combats violents, mais leurs blessures guérissent miraculeusement et ils se réunissent ensuite joyeusement auprès d'Odin pour manger du porc rôti et boire de l'hydromel ou de la bière forte, versés dans des cornes par les belles et fières Walkyries, qui , de guerrières deviennent alors servantes.
Entre chaque bataille, les Walkyries parcourent la Terre en empruntant la forme de cygnes blancs, proches en cela des waelcygean, femme-cygnes de la mythologie cemtique.
Certaines d'entre elles choisissent de déserter le Walhalla pour s'installer sur Terre comme simples mortelles. Elles sont alors réputées non seulement pour leur beauté mais aussi pour leur dons de guérison.
Richard Wagner s'est inspiré de cette mythologie ainsi que de La Chanson des Niebelungen, rédigée au début du 13ième siècle, pour composer son opéra La Walkyries, dans lequel il met en scène la Walkyrie Brünnhilde, ou Brynhildr -"Hildr à la cuirasse"-, qui désobéi à Odin (Wotan) en donnant malgré tout la victoire à un guerrier promis à la mort. Odin la punit en la plongeant dans un profond sommeil, couverte d'un bouclier et protégée d'un mur de feu. Elle est délivrée par le héros Sigurd (Siegfried chez Wagner), qui la dépouille de sa cuirasse et l'éveille d'un baiser. Ils s'aiment, mais lorsque Brünnhilde apprend qui Sigurd lui préfère la magicienne Gudrun, elle s'immole par le feu après que son amant a été assassiné par traîtrise. Parmi les inspirations de Richard Wagner, il faut également citer un personnage historique, la reine mérovingienne Brunehilde (appelée Brunehaut en France), veuve de Sigebert (petit fils de Clovis et dont le nom est lui -même proche de Sigurd/Siegfries), qui fut la première reine de France.



Le crépuscule des dieux.

Les dieux germaniques et scandinaves ne sont pas immortel, puisque leur fin est consommée lors du Ragnarök, l'Apocalypse germanique et scandinave que Wagner a popularisé sous le nom de "Crépuscule des dieux". Le loup monstrueux Fenrir, enchaîné par les ases, rompt ses liens et dévore le Soleil et la Lune, tandis que le serpent de Midgardr émerge et provoque un déluge. Les géants empruntent Bilfröst, le pont de l'arc-en-ciel, et envahissent la Walhalla, où ils tuent les ases, aidés par Fenrir et le serpent. Le monde des dieux est détruit, mais le Soleil reparaîtsur la Terre, où un homme et une femme, miraculeusement rescapés, repeuplent un monde désormais privé de dieux.


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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 03:45

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 05:58

Les doubles.

Les doubles.



Le double d'un individu est son "autre" lui-même qui l'accompagne durant sa vie et survit à sa mort ; mais il s'agit d'une entité différente de l'ombre, de l'ange gardien ou du génie familier. C'est le "corps astral", par rapport au "corps physique", que les Egyptiens appelaient le ka. Au moment de la mort d'une personne, le double quitte le cadavre du défunt et apparaît brièvement sous la forme d'un spectre. Parfois, il quitte le corps du moribond avant même le décès et se montre à lui. C'est pourquoi une légende veut que, "quand on voit son double on, meurt".
Pour faciliter l'envol du double lors de la mort d'un individu, et éviter qu'il demeure sur Terre sous forme de revenant, on a coutume en Grande-Bretagne et en Allemagne de laisser grandes ouvertes les portes et les fenêtres de la maison d'un défunt, et d'en voiler les miroirs, afin que le double ne s'y réfugie pas.
Le double, contrairementà l'ange-gardien, peut se révéler maléfique lorsqu'il se manifeste indépendamment de son "original", notamment après la mort de ce dernier. C'est la cas du doppelgänger allemand. Dans certains cas extrèmes de division de la personnalité, le doppelgänger peut prendre le contrôle de son "original" et le pousser à commettre d'horrible crimes, comme dans L'Etrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde, de Stevenson.


L'ombre

Distincte du corp et de l'âme, l'ombre représente un état mitoyen entre deux, faisant partie intégrante de l'individu. L'ombre est le pendant obscur du double d'un individu.
Il faut éviter de marcher sur l'ombre de quelqu'un ou de projeter des pierres dessus, au risque d'affecter sa santé -l'envoûtement nommé enclouage consiste justement a piétiner l'ombre de sa victime. La projection sur un mur de l'ombre sans tète d'une personnes le soir de Noël est le signe qu'elle mourra dans le courant de l'année suivante.
A la mort d'un individu, son ombre descend aux enfers, mais peut demeurer un certain temps dans les lieux où il a vécu et ou il est mort ; il s'agit alors d'un revenant, d'un spectre. On dit que les animaux ont la faculté de voir les ombres des morts, notamment les chats, qui parfois tressaillent sans raisons apparente ou observent fixement une forme invisible.
Celui qui vend son âme au diable n'a plus d'ombre visible au soleil, comme ce fut le cas du tristement fameux Peter Schlemihl. C'est également le cas des vampires.

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# Posté le mercredi 31 octobre 2007 13:36

Les elfes.

Les elfes.



Esprit élémentaire de l'air, mais aussi des forêts et des collines, ils sont aussi bien mâles que femelles ; dans ce dernier cas, on dit "une elfe". Les elfes sont issus de la mythologie scandinave (alf, pluriel alfen) où ils incarnent les esprits des morts, mais le terme anglo-saxon elf (pluriel elven) les assimile aux fée et autres membres du Petit Peuple en général. Le terme "elfe" recouvre ainsi des créatures relativement différentes, qu'il s'agit d'inventorier de manière plus précise.


Fée, démons ou seigneur?

Dans les légendes nordiques, les elfes se divisent en elfes clairs et elfes noirs. Les elfes clairs, qui évoluent dans l'air, s'apparente aux sylphe et aux anges, tandis que les elfes noirs, ayant fait le choix de demeurer dans les profondeurs de la terre, s'identifient aux nains, aux gnomes et aux démons.
Les elfes des forêts sont des petits personnages ailés, d'apparence et de taille enfantine, dont la peau est souvent de couleur verte. Ils volent dans les frondaisons des arbres, et sont reconnaissable à leur yeux malicieux étirés sur les tempes et à leurs oreilles pointues très caractéristiquess. Ils s'apparentent alors aux fées sylvestresn dont ils sont les pendants masculins.
Les elfes nobles, enfin, ressemblent en tout point à des êtres humain de haute taille, dotés d'une fière beauté et d'un comportement raffiné, vêtus à la façon des seigneurs de Moyen-Age. Ils ne s'apparentent aux elfes des forêts que par leur oreilles pointues, dites "oreilles d'elfes". Les elfes de Tolkien font partie de cette catégorie.



Les tuatha dé Danann.

Ces elfes nobles s'inspirent des tuatha dé Danann, ou "tribus de la déesse Dana" -Dana étant une déesse- mère du panthéon celtique-, peuple elfique originaire des mystérieuses îles au nord du monde (sans doute Hyperborée), qui furent jadis les occupants de la verte Irlande, après en avoir chassé les Fir Bolg, "hommes-foudres", peuple de forgerons. Immortels et éternellement jeunes, ils furent à leur tour évincéspar les Milésiens, qui allaient donner naissance au peuple gaël.
A l'issue de la bataille de Tailtiu, aujourd'hui Teltown, dans le comté de Meath, une alliance fut conclue entre les Tuatha et les nouveaux maîtres de l'Irlande, chaque peuple se partageant une partie de l'île : les Milésiens occupèrent les surface tandis que les elfes se réservaient le sous-sol, bâtissant de véritables villes et palais souterrains, cachés sous les collines et les terres de la verte Erin. Les Tuatha étaient investis de pouvoirs magiques, et les hommes de la surface les consultaient fréquemment.



Leur pouvoir politique.

La société des elfes nobles, tout comme celle des Tuatha dé Danann, est fortement hiérarchisée sur le modèle monarcho-théocratique. Le souverain suprême des Tuatha avait pour nom Dagda, qui signifie "dieu bon", mais il était également surnommé Ollathair, c'est-à-dire "le père de tous". Il eut de nombreux fils, dont chacun régna sur l'un des comté souterrains d'Irlandes. Le plus célèbre d'entre eux fut Oengus, surnommé Mac Oc, "jeune fils".



Les daoine sidhe, ou siths

Les Tuatha dé Danann, en entrant dans la légende et folklore d'Irlande, furent plus tard surnommés, daoine sidhe, ou siths, c'est -à-dire " le peuple des collines".
Le révérend Kirk les décrit ainsi : "Ces elfes, ou siths, sont d'une nature intermédiaire entre l'homme et l'ange, comme les Anciens le pensèrent des daîmons ; d'esprit intelligent et curieux, de corps léger et fluide, quelque peu de la nature d'un nuage condencé, et plutôt visible au crépuscule. Ces corps sont tellement souples, de par la subtilité des esprits qui agitent; qu'ils se peuvent faire apparaître ou disparaître à volonté. Certains ont des corps ou véhicules si spongieux, si fins, si immatériels qu'ils ne les nourrissent qu'en suçant une subtile liqueyr spititueuse qui pénètre comme de l'air pur et de l'huile ; les autres se nourrissent plus grossièrement de l'essence ou substance des grains et liqueurs, ou du blé lui-même qui croît à la surface de la terre et que ces elfes dérobent, tantôt en becquetant comme les corneilles et les souris."
On dit que durant la nuit de Samhain, ou nuit d'Halloween, les tertres enchantés s'ouvrent, permettant aux peuples elfiques souterrains de se mêler, le temps d'une nuit, aux humains.
En Ecosse, il existe aussi des elfes souterrains, cousins des siths irlandais. Ils vivent également dans les autres éléments de la nature, puisqu'on distingue les dun-elfen ("elfes des dunes") des berg-elfen ("elfes des collines"), munt-elfen ("elfes des montagnes"), wudu-elfen ("elfes des bois") et woeter-elfen (elfes des eaux"). Aux pays de Galles, ils ont pour nom tylwyth teg, "bienveillante famille".



Leurs demeures.

Selon Giraldus Cambrensis, auteur gallois du 12ième siècle, les elfes vivent dans une contrée obscure où il n'y a ni soleil, ni lune, ni étoiles : "Ces être étaient de moindre satature, mais fort bien proportionnés d'allure, avec un teint clair et une chevelure luxuriante qui leur tombait sur les épaules comme celle des femmes. Ils avaient des chevaux et des chiens accordés à leur taille."
Les Tuatha dé Danann demeurent dans des splendides palais souterrains enfouis sans les terres mégalithiques et collines d'Irlande. Le plus beau de ces palais a pour nom Brug na Boyne ; il est rempli de trésors et de merveilles dont la plus modeste ferait pâlir les plus somptueuses richesses humaines.



Leur musique.

Les elfes sont des musiciens admirables.
Les Tuatha dé Danannd'Irlande sont connus pour leur grande maîtrise des arts, notamment la pésie et la musique. Le roi Dagda était lui-même un habile musicien qui tirait de sa harpe des mélodies qui provoquaient tantôt le rire, tantôt les larmes, la nostalgie ou le sommeil. L'un de ses fils, Bodhb Derg, qui tenait son palais souterrain à sa cour des barbes fort savants, notamment le fameux Cainchinn et son fils Cascorach. Ces musiciens hors pair usaient d'une sorte de harpe celtique, nommée tympan, qu'ils portainet en bandoulière lorsqu'ils devaient se déplacer, et dont ils tiraient une musique aux accents si étranges et si envoûtants que saint Patrick lui-même, l'évangélisateur de l'Irlande, déclara, paraît-il, que la musique des elfes était réellement très belle, bien qu'empreinte de sortilèges. "A cette exception près, avoua le saint, aucune musique ne me semble plus proche de l'harmonie céleste."
Les meilleurs musiciens d'Irlande, violoneux ou sonneurs de cornemuse, sont accoutumés à puiser leur inspiration en s'endormant sur quelque tertre enchanté, l'oreille collée au sol, afin de mieux surprendre les mélodies merveilleuses s'échapant de la cour souterraine des elfes. Mais les musiciens ainsi initiés finissent par succomber à l'irrésistible nostalgie qui se dégage de cette musique ; ils se laissent alors mourir de langueur et quittent bientôt ce monde pour rejoindre le royaume des elfes.
De même, les huldras norvégiens, qui vivent comme les siths à l'intérieur des tumulus ou des collines, laissent filtrer de leurs cachettes une musique sublime, nommée huldraslaat, que les montagnards parviennent à surprendre en collant leur oreille au sol. Mais lorsqu'ils sa savent épiés, les elfes se vengent en transformant leurs douce mélodies en concert de lamentations et de cris, plongeant les auditeurs trop curieux dans un profond état de mélancolie qui peut leur être fatal.
D'une manière générale, quelle que soit leur contrée d'origine, les elfes aiment à jouer, danser et faire la fête de manière permanente, aussi bien dans leur palais enchanté que la nuit dans les forêts. Mais dès que retentit le chant du coq, il ne demeure de leur présence que quelques empreintes de pas dans l'herbe.



L'elf-shot et les maladies des elfes.

L'elf-shot, ou "coup de l'elfe", consiste en une pointe de flèche, ou de silex, que l'elfe en chasse projette avec une extraordinaire halileté en direction de sa proie. L'elf-shot est habituellement utilisé pour décimer les troupeaux. Le révérend Kirk en a fait l'expérience en Ecosse : "Leurs armes sont faites en partie de solides matière terrestre sans aucun fer, mais surtout en pierre semblable au tendre silex jaune de Spa, et façonnées en pointe de flèche bardée, qu'ils lancent avec force comme un dard. Ces armes (fabriquées avec un art et des instruments plus qu'humain, semble-t-il) ont quelque chose de la subtilité du tonnerre et blessent mortellement les parites vitales sans endommager la peau; j'ai remarqué ces sortes de blessurs chez les bêtes et je les ai touchées de mes mains."
En dehors du mortel elf-shot, les elfes sont rendus coupables de bien des maladies qui touchent aussi bien le betail que l'homme. On leur doit notamment la folie et l'épilepsie -qui se disent ylfig, "elfique", en vieil-anglais-, l'urticaire -elveblest en norvégien; alfarbrunni en islandais -; la colique- alvskot en danois - ; la couperose - Elffeuer ou "feu de l'elfe" en allemand.
Le Laeceboc et les Lacnunga, deux receuils de pharmacopée anglaise du 10ième siècle, évoquent des affections telles que la "succion de l'elfe", le "mal de l'elfe des eaux" ou encore la "maladire des elfes", que l'on combat avec un onguent composé d'eau bénite, d'absinthe, de fenouil, d'encens, de lichen et de la partie inférieure de l'"ombre d'un enchanteur". Ces même receuils mettent en garde contre les maladies du bétail dues aux elfes : "Si un cheval ou une autre bête a reçu la flèche d'un elfe, prends de la graine d'oseille et de la cire écossaise, et qu'un homme chante douze messes là-dessus. Mets de l'eau bénite sur le cheval, et quelle que soit la blessure, aie toujours ces plantes sur toi." Pour se prémunir de l'haleine empoisonnée des elfes, voici ce que préconise un charme allemand du 15ième siècle :
Elfe au nez crochu,
Je te défends de me souffler au visage!
Je te défends, elfe, de fumer,
De ramper, d'aspirer!
Fils d'elfe, démons,
Eloignez vos griffes de moi!



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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 06:10

Les génies familiers.




Platon prétend que les génies familiers sont invisibles, mais Apulée pense le contraire. Plutarque affirme que l'éternuement est une manifestation usuelle des génies. Socrate avait un daïmon dont il écoutait les recommandations en toutes circonstances. Un jour, le daïmon déconseilla Socrate d'emprunter une certaine route. Le philisophe écouta cet avis, tandis que ses camarades continuaient leur chemin ; ils rencontrèrent plus loin un troupeau de porcs et arrivèrent couverts de boue.


Démons familiers.

Nombreux sont les personnages célèbres qui eurent à leur service un génie familier, entre autres les papes Benoît IX (élu en 1033) et Alexandre VI (élu 1492), dont le démon familier passa ensuite au service de César Borgia. Un moine de l'abbaye de Cîteaux avait lui aussi un familier qui le servait et l'aidait à ranger sa chambre, jusqu'à ce que le père abbé, découvrant la présence du génie, exclue le moine du monastère. Le démonologue Jean Bodin (1530-1596) évoque quant à lui un homme dont l'esprit familier avait coutume de lui assener un coup sur l'oreille gauche lorsqu'il se conduisait mal pour le prévenir contre une personne mal intentionné. Citons aussi Cecco d'Ascoli (médecin et astrologue italien, 1269-1327), Cornelius Agrippa (alchimiste et philosophe allemand, 1486-1535) , Paracelse (médecin et alchimiste, 1493-1541) et Jérôme Cardan (mathématitien italien, 1501-1576).
Paracelse tenait son génie dans le pommeau de son épée, dont il ne se séparait jamais. Il l'utilisait comme valet et comme secrétaire. Quant à Jérôme Cardan, à qui l'on doit la résolution des équations du troisième degré, il avait à son service un esprit familier qu'il tenait de son père, Facio Cardan. Collin de Plancy en dit ceci : " Il prétendait lui-même avoir, comme Socrate, un démon familier, qu'il plaçait entre les substances humaines et la nature divine, et qui se communiquait à lui par les songes.
Il avoue ensuite qu'il doit tous ses talents, sa vaste érudition et ses plus heureuses idées à l'obligeance de son démon." Le comte de Saint-Germain, célèbre alchimiste ayant vécu au 18ième siècle, avait également un génie familier qui lui donnait des conseils avisés d'une voix caverneuse.
Le roi Henri III (1551-1589), quatrième enfant de Catherine de Médicis, avait reçu en présent, de la part de magiciens, "un esprit familier nommé Terragon, tiré des soixante esprits nourris en l'école de Soliman. On supposait qu'il couchait avec Terragon, et qu'il l'avait "marié" à la comtesse de Foix, qui ne put endurer sa compagnie charnelle, parce qu'il était tout brûlant. On avança contre Henri III, avec beaucoup d'imprudence, qu'un jour il fit venir une fille de joie pour la prostituer à son diable favori, et que cette fille pensa en mourir de frayeur." L'empereur Napoléon Bonaparte avait également un génie familier, nommé "le petit homme rouge", qui le conseillait et lui prédisait l'avenir ; il lui annonça notamment ses victoires à Austerlitz, Friedland, Iéna et Wagram, et lui brossa les étapes de son accesion à l'Empire, sa chute puis son exil. Le président George Washington aurait eu lui aussi un génie familier.
Robert Louis Stevenson (1850-1894), l'auteur de l'Ile au trésor et de L'Etrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde, relate, dans un article publié dans le Scribner'sMagazine de janvier 1888,tout ce qu'il doit à ses géniesfamiliers, qu'il appelle ses "bons brownies". Il explique que ce sont eux "qui font la moitié de mon travail pour moi, tandis que je dors, et qui, selon toute probabilité, font aussi le reste, quand je suis bien réveillé et que je crois sottement le faire moi-même. L'ensemble de mes fictions publiées doit être le produit exclusif de quelques brownies, de quelques démons familiers, de quelques collaborateurs invisible que je tiens enfermés dans un arrière-grenier, alors que je reçcois toutes les louanges et eux une part seulement (que je ne puis les emêcher d'avoir) du gâteau."
Pour Stevenson, ces créatures "sont en relation étroite avec le rêveur, cela ne fait pas de doute, elles partagent ses soucis financiers et gardent un oeil sur son relevé bancaire, elles partagent de toute évidence son éducation ; elle ont manifestement appris comme lui à construire le plan d'une histoire bien ficelée et à doser progressivement l'émotion ; je crois simplement qu'elles ont plus de talent ; en tous les cas, une chose est indéniable, elles peuvent lui raconter une histoire morceau par morceau, comme un roman-feuilleton, en le laissant constamment dans l'ignorance du dénouement. Qui sont-elle, alors? Et qui est le rêveur? ... Quand au rêveur, je puis répondre, car il n'est autre que moi-même. Quand aux petites créatures, que puis-je dire sinon que se sont , Dieu les bénisse, tout bonnement mes brownies!"
Et n'oublions pas le criquet parlant, le bon génie de Pinocchio.

Les génies familiers.
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 17:51

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 18:13

Les salamandres.

Les salamandres.



Tout comme les sylphe, formé des plus pures atomes de l'air, les salamandres sont composées des plus subtiles parties du feu dans laquelle elles résident. Il s'agit de créatures éthérées qui n'ont aucun rapport avec les lézards fabuleux, nommés également salamandres, censés vivre dans les flammes.
Pour les cabaliste, "les salamandres, habitants enflammés de la région du feu, servent les sages ; mais ils ne cherchent pas leur compagnie : leurs filles et leurs femme se font voir rarement. De tous les être élémentaires, les salamandres sont ceux qui vivent le plus longtemps."


Comment évoqier les salamandres.

Se référant aux dires du comte de Gabalis, Collin de Plancy indique ke façon la plus imple de les convoqier: "POur recouvrer la souveraineté sur les salamandres et les avoir à ses ordres, on attire le feu du Soleil, par des miroirs concaves, dans un globe de verre ; il s'y forme une poudre solaire qui se purifie elle-même des autres éléments, et qui, avalée, est souverainement propre à exhaler le feu qui est en nous, et à nous faire devenir pour ainsi dire de manière ignée. Dès lors, les habitants de la sphère du feu deviennent nos inférieurs, et ont pour nous toute l'affection qu'ils ont pour leur semblables, tout le respect qu'ils doivent au lieutenant de leur créateur"
Les salamandres, symbolisant le feu purificateur de l'alchimie, sont traditionnellement classérs en quatre catégories correspondant aux différents degrés de combustion auxquels elle sont soumises : il y a donc des salamandres rouges, oranges, jaune ou violette. Dans Histoire comique des Etats et empire du Soleil et de la Lune, Hecto Savinien Cyrano de Bergerac décrit une salamandre entrain de se baigner dans les flammes, tandis que s'affrontent deux bêtes de feu, symbolisant les principes du soufre et du mercure, issus des quatre éléments primaires.L'écrivain et artiste italien Benvenuto Cellini (1500-1571) raconte dans ses Mémoires qu'étant enfant il vit une salamandre se matérialiser dans le feu de la cheminée familiale. Son père lui administra alors une gifle monumentale. Le jeune Benvenuto semit à pleirer, choqué par l'injustice de ce geste, lorsque son père lui dit : "Mon soufflet a pour but de te faire toujours souvenir de ce moment exceptionnel où tu as pu contempler une salamandre dans toute sa splende
ur..."


Sensuelles salamandres

Car les salamandres femelles sont d'une beauté exceptionnelle. Le comte Gabalis précise que "les femmes des salamandres sont belles, et plus belle même que toutes les autres, puisqu'elle sont d'un élément plus pur."
Le romancier françcais Anatole France (1844-1924) publia en 1893 un étrange roman dans lequel il pastiche avec beaucoup d'humour cas concidérations alchimiques, intitulé La Rôtisserie de La Reine Pédauque. L'action, censée se dérouler au début du 18ième siècle, découle directement des thèmes abordés dans Le Comte de Gabalis, publié par l'abbé Montfaucon de Villars en 1670. Le héros narrateur de ce récit, Jacques Ménétrier, dit Tournebroche car sa fonction consiste à tourner la broche de la rôtissoire de son père, à l'enseigne de la Reine Pédauque, n'interrompant son office que pour entendre les préceptes de l'abbé Coignard et de son moinillon frère Ange, reçoit un jour la visite d'un étrange "philisophe", M. d'Astarac, qui se précipite sur les cendres de la cheminée de l'établissement.
"-Une salamandre! Une salamandre! s'écriait-il.
" et , sans prendre garde à personne, il se pencha sur le foyer sont il fouilla les tisons du bout de sa canne, au grand dommage de son frère Ange, qui, avalant des cendres et des charbons avec son potage, toussait à rendre l'âme. Et l'homme noir remuait encore le feu, e, criant : "Une salamandre! ... Je vois une salamandre!", tandis que la flamme agitée faisait trembler au plafond son ombre en forme de grand oiseau de proie."
M. d'Astaras, pas plus qu'Anatole France, ne semble faire de différence entre les salamandres et les sylphes ; ces créatures éthérées vivent dans les éléments complémentaires, et surtout elles entretiennent avec les hommes des rapports privilégiés, tendant à des unions amoureuses fort enviables. "Ces nuées, ces molles vapeurs, ces souffles, ces clartés, ces ondes bleues, ces îles mouvantes de pourpre et d'or qui passent sur nos tête sont le séjour de peuples adorables. On les nomme les sylphes et les salamandres. Ce sont des créatures infiniment aimables et belle. Il nous est possible et convenable de former avec elles des unions dont les délices ne se peuvent concevoir. Les salamandres sont telles qu'auprès d'elles la plus jolie personne de la cour ou de la ville n'est qu'une répugnante guenon. Elles se donnent volontiers aux philosophe."



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# Posté le vendredi 02 novembre 2007 08:09