Préface.



Elfes, fées, lutins, mais aussi anges, sirène, génies, centaures, nains ou gnomes...La terre fut-elle un jour peuplée de tous ces êtres, ou l'homme les a-t-ils inventés? Notre siècle péremptoire possède déja la réponse, puisque rien de ce qui n'est arrivé par la science ne peut avoir de réalité. Voila donc les sylphes ou les korrigans classés -confortablement?- dans le catalogue des créatures imaginaires, au cotés du yeti ou du monstre du loch Ness.

Et pourtant rien de ce qui est imaginé n'est pure invention.

Les ogres des contes de fées, dévoreurs de chair fraiche, sont ainsi nés du souvenir horrifié des Hongrois -autrement dit les Huns- d'Attila, qui se nourrissaient comme chacun sait de viande crue et dont la vitesse de déplacement a cheval a trouvé écho dans les bottes de 7 lieues. Plus pres de nous, les orcs décrits par J.R.R. Torkien dans Le Seigneur des Anneaux sint issus des sagas nordiques qui évoquaient les peuplades étranges rencontrées dans les iles Orcades, au nord de la Grande-Bretagne. Il s'agissait en réalité de pictes. Les pygmées d'Afriquene se nomment pas eux - meme ainsi : ils ont été baptisés "pygmées" par les premiers colonisateurs, en référence à la mythologie grecque. Et il en va de même pour nombre de créatures évoquées ici.

Cela signifie -t- il que l'Imaginaire, le Merveilleux n'existe pas?

Au contraire. L'Imaginaire est comme une peinture. Le paysage réel existe, mais c'est la palette du peintre qui va le sublimer et en faire une oeuvre d'art. L'ogre, dès lors, n'est plus seulement le Hun, mais également la représentation de nos peurs ou de nos déviances : l'ogre, le croquemitaine, c'est aussi l'adulte qui agresse les enfants. Le Hun sanguinaire est devenu un archétype, une créature extrème poussant la sauvagerie au -delà de l'humain. In-humain, il devient un monstre, une créature de l'imaginaire.

La plupart des créatures décrites ici ont suivi le même parcours, du Réel à l'Imaginaire. Les fées, créatues les plus emblématiques du Merveilleux, sont probablement issues des druidesses du monde celtique, ainsi que des déesses de la forets que les Romains à la même époque, nommaient fata (de fatum, "destin"). Au Moyen Age, les fées sont la représentation d'un idéal féminin inaccessible : de gandes et belle dames mystérieuses pour lesquelles on meurt d'amour. Puis elles gagnent une baguette magique et se muent en "marraines" dans les contes de fées du 17ième, avant de se faire miniscules et de se pouvoir d'ailes. Quel rapport y a-t-il entre la druidesse celtique et la petite fée Clochette de Peter Pan? Aucun, sans doute, se ce n'est que les fées représentent elles aussi un archétype, une aspiration de lâme humaine. Elles sont l'expression de notre fascination pour la neauté, la fragilité, la grâce, mais aussi, commme dans le cas des elfes, le rêve d'une humanité qui serait restée liée a la Nature, dont elles connaîtraient les secrets. Ce n'est plus de monstres dont il s'agit, mais de créatures supérieures à l'humain, le plus souvent bien-fesantes et d'une beauté sur-humaine. Des sortes de divinités, comme les anges, les muses, les génies...

Alors? Y a-t-il eu un jour sur cette terre des petites fées Clochette tintinnabulante? Il serai agréable d'y croire. On peut croire en tout cas à l'existence dans les temps anciens de peuples ou de groupes humains différents -que se soit par leur habitat, leur aspect, leur cruauté parfois, comme dans le cas des Huns- qui marquèrent suffisamment les esprits pour devenir légendaires, avant de se fondre dans la culturedominante.

Les amateurs de Fantasy, de Fantastique ou de Merveilleux, qu'ils soient férus de jeux de rôle, de jeux d'ordinateur, de BD, de litérature ou de cinéma, découvriront sans doute sur ce blog de quoi alimenter leurs univers, mais aussi l'origine fascinante et l'évolution de chacune des ces créatures.



Mon but n'est absolument pas de me faire des amis ni d'avoir le plus de commentaire possibles, profiter de n'univers merveilleux d'edouard brasey un point c'est tout.
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# Posté le dimanche 28 octobre 2007 04:44

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 14:43

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Les peuples de la lumière.





Que l'on nomme anges, elfes, fées, sirènes, lutins, gnomes, nains et autres semblables ;
de leur apparence, leur histoire, leur moeurs, leur résidence ;
des moyens d'entrer en relation avec eux
ou de les éviter, les attirer
ou s'en débarrasser.


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# Posté le dimanche 28 octobre 2007 13:29

Il était une fois le merveilleux.

Il était une fois le merveilleux.



Qu'est-ce que le merveilleux?

Contrairement au Fantastique, qui suppose l'incursion d'élément surnaturels dans un quotidien ordinaire, le Merveilleux tient pour acquise l'existence d'éléments magiques qui constituent la trame de sa narration. Si le Fantastique instille chez le lecteur ou le spectateur le doute de l'effroi, le Merveilleux lui procure le rêve et l'enchantement -même si le rêve peut , à l'occasion, tourner au cauchemar, et l'enchantement au sortilège. Le Fantastique traite de situation par définition impossible, et qui pourtant surviennent, contre toute raison, tandis que le Merveilleux, alors même qu'il évolue dans un univers purement imaginaire, s'affirme comme authentique. Naturel, en un mot. Historiquement, on associe le Merveilleux à la culture du Moyen Age, ou les les croyances aux fées, elfes, lutins et sirènes faisaient partie de la vie quotidienne. On croyait aux fées comme on croyait au diable. Ce n'est qu'avec le temps et le développement de la raison rationnelle, et du culte de la science, que les croyances de jadis sont devenues des légendes transmisent par des récits du folklore. Mais la raison et la science, malgré les espérances du siècle des lumières, n'ont pas réponse à tout. A la foi médiévale, empreinte de réligion mais aussi du Merveilleux, ont succédé le doute et la peur contemporains, tissé d'agnosticisme mais aussi d'éléments fantastiques, comme autant de brèches dans le Réel. Les Anciens croyaient ayx fées, et parfois les voyaient. Les Modernes ne croient plus en rien, mais ils redoutent ce qui se dissimule derrière ce rien, et lui attribuent un visage grimacant.

Un regain de spiritualité

Pourquoi, dans ces conditions, proposer aujourd'hui en plein début du 21ième siècle un blog sur le merveilleux? Parce que, précisément, nous sommes désormais témoins d'un regain de spiritualité qui, en parallèle avec les fois religieuse, se cherche des filiations ancestrales. "Le 21ième siècle sera spirituel ou ne sera pas", affirmait André Malraux. Renouer avec le Merveilleux, c'est bien sûr renouer avec le monde de l'enfance et la pensée magique, dans laquelle le désir est créatif, et le Réel, une concrétisation du rêve. C'est aussi contribuer à réenchanter le monde en posant sur lui un regard d'émerveillement.
De fait, l'engouement récent pour les quêtes initiatiques, les aventures chevaleresques et les univers féeriques et légendaire -qu'il s'agisse de la découverte, par le livre ou au cinéma, de la geste du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde, du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, de la saga Star Wars ou des recettes de sorcellerie enseignées dans l'étrange école fréquentée par Harry Potter- montre bien que le Merveilleux, loin dêtre vieille lune poussièreuse, propose des réponses parfaitement adaptées aux défis de notre monde orphelin de sens et de valeurs. De nombreuses créations contemporaines s'inspirent d'ailleur ouvertement de cet environnement merveilleux -à travers les jeux de rôle, les romans d'Heroic Fantasy, les feuilletons télévisés ou le cinéma-, empruntant souvent leur motifs à des sources anciennes que le public, friand de ces fictions imaginaires, ne connait pas toujurs.

Les peuples du Merveilleux

Tel est donc l'objectif de ce blog : livrer, de facon précise, authentique et documentée aux sources les plus fiables, l'origine et la description des éléments composant l'univers merveilleux : les peuples de la lumière, les animaux du bestiaire fantastique et les peuples de l'ombre.
Entendons- nous bien : la frontière entre ombre et lumière n'est pas aussi tranchée, dans l'univers du Merveilleux, que notre raison le souhaiterait. L'on s'en apercevra vite en regardant les pages qui suivent; si les peuples de la lumière sont composés des glorieux anges, des bonnes fées et des gracieux elfes, ils comportent aussi les nains difformes, les redoutables gobelibins et les cruelles sirènes. Les créatures de Féerie ne sont jamais totalement bonnes no totalement méchantes; elles n'ont aucune notion de notre morale humaine, et affichent des visages souvent paradoxaux.
De même, si j'ai limité mes recherches à la culture occidentale -car il existe également un Merveilleux asiatique, oriental ou améridien, tout aussi riches que le nôtre, je les ai étendues aux mythologies greco-romaines, celtiques, germaniques et nordiques, ainsi que, parfois, à des cultures extra-européennes, lorsque certains éléments d'un Merveilleux étranger étaient venus enrichir le nôtre ; c'est pourquoi on trouvera un article sur les djinns orientaux, comme en trouvera sur les faunes latins, les dieux nordiques, les nains germaniques ou les lutins bretons.

Mais il est temps de tourner la page et de plonger dans cet univers merveilleux, non sans avoir prononcé la phrase rituelle, qui ouvre tous les enchantements : "Il était une fois..."





{Rien n'existe qui n'ait au préalable été rêvé.}
Ismaël Mérindol, Traité de Faërie, 1466


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# Posté le dimanche 28 octobre 2007 14:16

Les peuples de l'air.

Les peuples de l'air.



Les peuples de l'air sont les plus évoluésde tous les peuples invisibles. Aériens par leurs demeures -quoiquecertains vivent dans le feu- , ils le sont surtout par leur grâce éthérée. Ces peuples tendent vers la divinité, c'est pourquoi ils ont souvent été adorés et craints par les Anciens, tels les ases des mythologies scandinaves et germaniques, mais aussi les anges ou les elfes. Généralement bienveillants et serviables, comme les sylphes ou les génies familiers, ils peuvent parfois être extrèmement cruels ; c'est le cas des harpies, des Erinyes ou des djinns.
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# Posté le mardi 30 octobre 2007 12:11

Les anges.

Les anges.


Apparaissant parfois sous la forme de créatures de feu, parfois comme des êtres d'aspect androgyne d'une exceptiooelle beauté, vêtus de robes d'une blancheur immaculée, les anges sont en réalité de purs esprits, incorporels et immatériels.
Leur nom vient du grec angelos, "messager". Ils sont donc des messagers divins, servant d'intermédiaires entre le Deu créateur et ses créatures humaines. C'est un ange qui apparait en songe à Joseph pour lui révéler la conception miraculeuse de Jésus ; encore un ange qui l'engage à fuir en Egypte la d'Hérode ; un autre enfin lui prescrit de quitter la terre d'exil et de rentrer à Nazareth.
Selon la Cabale hébraïque, les anges sont des symbolisation des énergies divines, sans être eux-même des dieux. C'est pourquoi il est théologiquement blasphématoire d'adorer les anges. Il est en revanche permis de les invoqier lors de prières, en leur demandant des intercessions aupres de la divinité. Il ne faut pas confondre, à ce propos, invocation angélique et évocation démoniaque. La première s'identifie à la prière ou à la magie blanche, la seconde, à la magie noire.



Hiérarchies angéliques

Daniel décrit la multitude des anges comme "un fleuve de feu coulant et sortant de devant l'éternel. Mille milliers le servaient et dix mille millions se tenaient en sa présence." Les Psaumes disent que "le char de Dieu, ce sont des milliers et des milliers d'anges : le Seigneur est au milieu d'eux." Et saint Jean affirme : "Je vis et j'entendis autour de Trône, autour des animaux et des vieillards, la vois d'une multitude d'anges, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers." Quand au rabbin cabaliste Isaac Luriah, il a évalué le nombre des anges à soixante myriade.
Le pseudo-Denys l'Aréopagite a établi dans sa Hiérarchie céleste un classement des anges organisé en neuf choeurs et trois triades.
La première triade comporte les trois premiers ordres des anges :
- les séraphins (ce qui signifie les "brûlants"), anges de feu se tenant près de trône de Dieu et dotés de six ailes : "deux pour se couvrir la face, deux pour se couvrir les pied et deux pour voler" ;
- les chérubins, qui dispensent la plénitude de leur science et de leur sagesse ;
les trônes, fixés de façon immuable au pied du trône divin.
La deuxième triade est composée des dominations, affranchies de toute entrave, des vertus et des puissance, pleine d'une calme autorité.
La troisième triade, enfin, plus éloignée de la divinité mais plus proche des hommes, et donc plus accessible, connaît les principauté, les archanges et , enfin, les anges.
Les plus éminent ou célèbres d'entre eux se nomment Michel -dont le nom, en hébreux, signifie "qui est semblable a Dieux"-, prince des milices célestes ; Gabriel -"la force de Dieu"-, l'ange de l'Annonciation à Marie ; et Raphaël -"le remède de Dieu"-, envoyé pour guérir Tobie et Sara, dont les prières avaient été prononcées en même temps en présence du Seigneur avant de se révéler à Tobie : "Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence de Seigneur."
Certains anges, rebelles à Dieu, ont été déchus sous forme de démons.


Anges gardiens

Il n'est fait nulle mentions des anges gardiens dans la Bible, dont le rôles'apparente plutôt à celui des génies familiers. Ils accompagnent chaque humain de sa naissance à sa mort, ou plus exactement de sa conception jusqu'à l'au-delà.
On en fait également mention dans d'autres religions que le christianisme. Ainsi, dans l'islam, chaque homme possède non pas un mais deux anges gardiens : "Les musulmans croient que les hommes ont chacun deux anges gardiens, dont l'un écrit le bien qu'ils font, et l'autre, le mal. Ces anges sont si bons que, quand celui qui est sous leur garde fait une mauvaise action, ils le laissent dormir avant de l'enregistrer, espérant qu'il pourra se repentir à son réveil." En perse, ce ne sont pas deux mais cinq anges personnels qui veillent sur chaque individu : "Les Persans donnent à chaque homme cinq anges gardiens, placés le premier à sa droite pour écrire ses bonnes actions, le second à sa gauche pour écrire les mauvaises, le troisième devant lui pour le conduire, le quatrième derrière pour le garantir des démons, et le cinquième devant son front pour tenir son esprit élévé vers le Prophète."

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# Posté le mardi 30 octobre 2007 12:40

Modifié le mardi 30 octobre 2007 16:49